Pourquoi les médecins et les pharmaciens nous font-ils peur lorsqu’il s’agit des huiles essentielles?

Cette question je la dois à un couple d’amis, parents de 3 enfants. Alors que leur second présentait une otite pour la deuxième fois en  un mois, elle demanda à son médecin si les huiles essentielles ne seraient pas plus pertinentes que les antibiotiques?

En effet, les huiles essentielles étant des complexes moléculaires (pouvant atteindre plus d’une centaine de molécules chez certaines d’entre elles), elles présentent une multitudes d’indications. Bien choisie, on peut alors utiliser une huile essentielle qui diminue la douleur, calme l’inflammation, agit en tant qu’anti-infectieux, stimule l’immunité et, ça ne gâche rien, qui a une odeur agréable!

Malheureusement, la réponse de son médecin était plus… alarmiste, dirons-nous. Il lui a prédit, pêle-mêle, une réaction allergique, une crise d’asthme (son fils n’est pas asthmatique…), une brûlure,… et même un risque accru de crise d’épilepsie!

J’ai eu l’occasion de suivre en séance le fils de ces amis pendant plusieurs années, je leur ai donc conseillé une huile essentielle adaptée. Toutefois, la graine du doute avait germé et ils n’ont pu s’empêcher de me questionner sur les risques et les effets secondaires des huiles essentielles.

Leurs doutes sont légitimes. Les huiles essentielles ne sont pas des produits anodins, elles présentent des indications et des contre-indications. Il est donc capital de s’informer et de les utiliser avec précaution en respectant scrupuleusement les conseils d’un ouvrage de référence ou d’un professionnel de santé.

Et pourtant, ce sont quelque fois les professionnels de santé, comme dans notre histoire, qui nous incitent à ne pas les utiliser, alors pourquoi?

Tout simplement parce qu’ils ignorent tout ou presque des huiles essentielles! Les huiles essentielles sont considérées par les législateurs au même titre que des compléments alimentaires (à l’exception de certaines d’entre elles qui ne sont en vente qu’en pharmacie), leur utilisation ne fait donc absolument pas partie des études médicales. Pendant ses 8 à 11 ans d’études de médecine, un étudiant – futur médecin- n’en entend pas parler ! Pour les pharmaciens, elles sont très brièvement abordées (une douzaine d’heures durant lesquelles on leur parle de la totalité de la phytothérapie). Il revient donc à ces professionnels de se former par eux-mêmes ou d’envisager un formation complémentaire (DU de phyto-aromathérapie).

Dans la plupart des cas, ils ont bien saisi que l’aromathérapie était une approche qui présentait des contre-indications, et ils ne gardent, par sécurité, en mémoire que cette dimension.

Les lignes bougent, tranquillement mais elles bougent, et votre médecin ou votre pharmacien rencontrent de plus en plus de patients soucieux d’une médication à la fois respectueuse de leur corps et de l’environnement. Ils y sont eux-mêmes plus sensibles. Les huiles essentielles sont une formidable occasion de parler à votre médecin avec les mots qu’il comprend!

Bien souvent l’homéopathie fait peur parce qu’on ignore ses mécanismes d’action. On constate les résultats mais on ne sait pas d’où ils viennent, sachant qu’il n’y a dans la plus part des cas plus aucune trace (visible) de principes actifs. Alors on cherche à justifier son efficacité à partir de modèles que l’on croit connaitre, l’effet placebo entre autres, la relation patient-médecin, l’auto-suggestion, etc.

Dans le cas de l’aromathérapie, les principes actifs sont bel et bien présents, nous pouvons les quantifier et les identifier précisément. Tant que l’on n’aborde pas la dimension énergétique ou la puissance olfactive, l’aromathérapie parle avec les mêmes mots que la médecine conventionnelle! Alors profitons-en, et comme le disent si bien les publicités pour les médicaments, « parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien! »

Prenez soin de vous,

Loïc

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