Suis-je en train de grandir?

Nous vivons tous à certains moments de notre vie des passages, des périodes où l’on sent bien que nos anciens schémas, nos vieux repères sont en train de disparaître ou encore de ne plus être adaptés à ce à quoi nous aspirons. Ces passages signent, marquent une nouvelle étape de notre croissance. En effet, que ce soit au niveau de la physiologie ou de la psychologie, la croissance n’est pas linéaire. Elle se fait par étape, par bonds, pourrais-je dire.

A l’image de la chenille et du papillon, nous vivons, nous humains, également ces périodes de métamorphose, qui nous poussent à devenir une meilleure version de nous-même. Notre cocon, à nous, se nomme la transgression.

Souvent perçue comme une effraction, un acte de désobéissance, la transgression est bien plus que cela. Elle signifie « marcher par-dessus », « avancer au delà ». Mais encore faut-il reconnaître une vraie transgression et ne pas la confondre avec une provocation réactive et plus ou moins immature, face à une figure réelle ou symbolique d’autorité.

Nous pouvons différencier deux types de transgression. La première que nous pourrions nommer « transgression négative » ou encore « réactionnaire », est systématiquement associée à la fascination, à la satisfaction. La personne cherche à franchir une limite pour se prouver sa puissance et se positionne contre dans le seul but de flatter son ego. Étant la « pauvre victime » qu’une entité physique, sociale, symbolique écrase, bride ou encore martyrise, elle revêt la tenue du Héros pour montrer au monde entier qu’elle a la puissance de faire mieux, plus fort, plus grand… que l’Autre. L’Autre est perçu comme responsable de tous ses maux, de toutes ses souffrances et c’est à lui qu’on cherche à prouver qu’on est plus fort. Ce comportement est une source de violence, à a fois pour soi et pour notre environnement.

 

A côté, nous retrouvons la « transgression positive » ou bien « constructive » qui elle-aussi est très caractéristique bien qu’au premier abord paradoxale. Perçue comme inévitable, elle n’est pas liée à la fascination ou à la satisfaction, elle est plutôt associée à la peur. La personne a conscience que le chemin qu’elle entreprend sera sans doute douloureux et solitaire. La fragilité est le maître-mot.Tout comme de notre chenille, le cocon est rapidement un lieu étroit, inconfortable où elle est à la merci de toutes et tous sans possibilité de se défendre. Mais c’est surtout face à lui-même que l’individu se retrouve, car la transgression constructive cherche à nous changer nous-même, à mettre à jour de nouveaux potentiels. C’est un chemin qui nous pousse à explorer les peurs profondes qui nous limitent. Grandir ne peut se faire qu’au prix de cet effort. En identifiant et en respectant nos limites, nous sommes alors capables de les intégrer pour les dépasser et ainsi « avancer au delà » de nos vieux schémas, de nos vieilles représentations devenus obsolètes.

Prenons le temps d’identifier si nos comportements cherchent à nous faire grandir ou seulement à flatter notre égo? Sommes-nous dans une démarche de révolte ou en train de briser notre chrysalide?

Nous sommes tous libres de nous révolter, de nous rebeller… Cherchons-nous à déployer nos potentiels? A devenir une meilleur version de nous-même?

Grandissons en conscience.

 

Prenez soin de vous,

Loïc

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *