Pendant des années, j’ai écrit sur la santé avec retenue. Aujourd’hui, face à la radicalisation des discours, il est temps de sortir du silence. Car ce que nous perdons n’est pas qu’un débat d’idées : c’est notre capacité même à penser le soin dans toute sa complexité.
Le temps de la nuance est révolu (et c’est dramatique)
J’ai longtemps écrit sur la santé avec un ton neutre, mesuré, presque clinique. J’ai longtemps choisi la voie de l’explication patiente, de la pédagogie calme, de la nuance tranquille. J’ai tenté de construire des ponts là où s’érigeaient des murs.
Mais aujourd’hui, je ressens le besoin d’écrire autrement. De poser les mots avec plus de force. Parce que ce que j’observe autour de moi, dans le monde du soin, dépasse la simple divergence d’opinions. C’est un mouvement profond, insidieux, dangereux et, je le crois, délétère pour notre santé à toutes et tous.
Nous sommes en train de perdre quelque chose d’essentiel : la nuance. Cette faculté de penser entre les extrêmes, de reconnaître la part de vérité qui se cache dans ce que nous ne comprenons pas, de tenir ensemble des approches qui paraissent opposées mais sont souvent complémentaires.
Il est devenu presque suspect, aujourd’hui, de refuser de choisir un camp. Être nuancé, c’est être tiède. Être complexe, c’est être confus. Et dans ce climat saturé de certitudes, la pensée qui refuse le noir ou le blanc est balayée, méprisée, parfois même censurée.
Dépasser les clivages en santé : une urgence collective
Ce phénomène n’épargne pas le domaine de la santé. Il s’y exprime même avec une violence particulière. Deux camps s’y affrontent comme sur un champ de bataille idéologique, et quiconque tente de marcher entre les lignes devient aussitôt une cible.
Le camp de la médecine conventionnelle exclusive
D’un côté, les défenseurs exclusifs de la médecine conventionnelle, que l’on appelle souvent, à tort, médecine traditionnelle. L’expression est fallacieuse. Ce qui est conventionnel aujourd’hui ne l’a pas toujours été, et d’autres formes de médecine sont, à bien des égards, bien plus traditionnelles qu’elle.
Ces partisans brandissent les progrès spectaculaires de la biomédecine comme preuve qu’elle seule détient la vérité. Ils rejettent tout ce qui sort du paradigme dominant, qualifiant le reste d’inefficace, d’irrationnel, voire de dangereux.
Le camp du « tout naturel » dogmatique
De l’autre côté, les tenants d’une approche naturelle exclusive, qui rejettent toute intervention chimique ou toute technologie moderne, dénonçant un système jugé froid, mécanique et déshumanisé. Ils parlent d’un retour à la sagesse des plantes, des traditions, des savoirs ancestraux.
Et toute personne qui rappelle les apports indéniables de la médecine scientifique est alors accusée d’être vendue aux laboratoires, d’être complice d’un système corrompu.
Le prix de cette guerre idéologique
Entre ces deux pôles, la pensée s’étiole. La parole se fait rare. Car parler avec nuance, aujourd’hui, c’est s’exposer à être taxé de « complotiste » par les uns, de « vendu au système » par les autres.
Ce manichéisme appauvrit notre rapport au soin. Il transforme une question profondément humaine, complexe, plurielle, en une bataille d’opinions stériles. Et dans cette bataille, ce n’est pas seulement la vérité qui disparaît. C’est aussi notre capacité à penser le soin comme un art, une philosophie, une relation vivante avec ce qui nous traverse et nous constitue.
L’instrumentalisation de la science comme arme rhétorique
À cette polarisation s’ajoute une autre dérive : celle de l’invocation permanente de « la science » comme argument d’autorité. On demande à toute approche de soin : « Est-elle prouvée scientifiquement ? » Comme si la science était un tribunal devant lequel toute idée devait comparaître, et qui, d’un verdict sans appel, déciderait de sa valeur.
Ce que la science peut (et ne peut pas) faire
Mais qu’est-ce que cela signifie réellement ? La science ne prouve pas les philosophies de soin. Elle ne valide pas les visions du monde. Elle n’a pas pour vocation de décréter ce qui est « vrai » en soi. Elle observe, mesure, compare. Elle s’intéresse aux effets, aux corrélations, aux mécanismes. Elle dit « dans telles conditions, ceci fonctionne ainsi ». Mais elle ne dit pas « c’est la seule manière de soigner ».
Aucune approche médicale, pas même la médecine conventionnelle, n’a été « prouvée » en tant que telle. Ce sont ses outils, ses molécules, ses techniques qui le sont, dans des contextes précis. Sa philosophie, elle, est le produit d’une histoire, d’une culture, d’un vocabulaire.
Quand elle parle du système immunitaire comme d’une armée qui combat des envahisseurs, elle ne fait pas de science : elle anthropomorphise. Elle projette un imaginaire guerrier sur un ensemble de processus biologiques infiniment plus subtils. Cette image peut être utile, elle a permis de penser certaines stratégies thérapeutiques, mais elle n’est qu’une image parmi d’autres. Qui parfois empêche de trouver des solutions créatives à certaines pathologies.
Le double standard épistémologique
Le problème, c’est que nous exigeons des autres approches ce que nous ne demandons jamais à la nôtre. Nous voulons « prouver » la pertinence de la médecine chinoise, de l’ayurvéda, de l’ostéopathie ou de la Permathérapie selon les critères et les définitions de la biomédecine occidentale. C’est une erreur méthodologique et intellectuelle profonde.
C’est comme si l’on exigeait d’un poème qu’il démontre sa vérité selon les règles d’un théorème. Comme si l’on évaluait la beauté d’un tableau à la précision anatomique de ses proportions. C’est absurde et insuffisant.
Il y a des critères, bien sûr. Mais ils ne sont pas universels. Ils dépendent du contexte dans lequel l’approche prend sens.
Sortir une approche de son contexte, c’est la condamner d’avance
La plupart des études qui prétendent « tester » les approches traditionnelles le font en les arrachant à leur cadre conceptuel. Elles évaluent des plantes médicinales comme si elles étaient des molécules isolées, sans tenir compte de leur usage combiné, de leur moment d’administration, de leur place dans un système de pensée. Elles testent des techniques manuelles sans s’intéresser à la logique de terrain dans laquelle elles s’inscrivent.
L’absurdité méthodologique
Imagine-t-on juger une recette de cuisine en goûtant uniquement l’un de ses ingrédients crus ? Dirait-on qu’une symphonie est « inefficace » si elle ne produit pas la même émotion lorsqu’on en joue une seule mesure ?
C’est pourtant ce que nous faisons chaque jour avec les approches dites « non conventionnelles ». Nous les réduisons à ce que notre modèle dominant sait mesurer, puis nous les accusons d’être incomplètes ou inefficaces.
La richesse de la diversité épistémologique
Or, comme le rappelait Gaston Bachelard : « La science, dans son besoin d’achèvement, est obligée de passer par la diversité. » Chercher à tout uniformiser, à tout évaluer avec la même grille, c’est refuser cette diversité qui est pourtant le moteur même de la connaissance.
Quand la nuance disparaît, la santé recule
Cette polarisation n’est pas seulement un débat intellectuel. Elle a des conséquences très concrètes sur notre santé collective.
L’appauvrissement des pratiques
Des thérapeutes renoncent à explorer des outils efficaces simplement parce qu’ils sont moqués dans les médias ou non reconnus par les autorités. Des formations prometteuses sont abandonnées. Des recherches sont stoppées avant même d’avoir commencé.
L’enfermement des patients
Certains refusent tout traitement conventionnel au nom de la « nature », d’autres rejettent toute approche traditionnelle au nom de la « science », et tous se privent ainsi de possibilités qui pourraient les aider. L’approche globale de la santé devient impossible.
L’érosion de la confiance
Dans ce climat de suspicion réciproque, le dialogue entre approches devient presque impossible. Chacun parle sa langue, personne n’écoute l’autre. La relation thérapeutique elle-même en pâtit.
La mort de la curiosité
Et, peut-être plus grave encore, cette guerre tue la curiosité. Elle éteint cette étincelle qui pousse à explorer l’inconnu, à remettre en question les évidences, à chercher autrement. Or la science elle-même n’existe que par cette curiosité. Elle ne progresse que parce qu’elle ose sortir du moule.
« Le doute est le commencement de la sagesse », disait Aristote. N’oublions pas cette leçon.
Soigner n’est pas choisir un camp
Il y a dans ce clivage permanent une idée implicite qui empoisonne nos représentations : soigner, ce serait choisir un camp. Choisir le bon camp. Adhérer à un système en rejetant l’autre.
Mais soigner n’a jamais été cela. Soigner, c’est avant tout prendre soin d’un être vivant dans sa complexité, avec son histoire, ses peurs, ses espoirs, son environnement, ses contextes multiples. C’est reconnaître que la santé n’est pas une ligne droite, mais une relation dynamique entre des systèmes biologiques, psychiques, sociaux, culturels.
Une question de pertinence, pas de vérité absolue
Dans cette perspective, la question n’est pas de savoir quelle approche « a raison », mais ce qu’elle permet. Non pas quelle vision doit régner, mais ce qu’elle éclaire, ce qu’elle rend possible, ce qu’elle révèle de l’humain.
La médecine conventionnelle a apporté, et apporte encore, des avancées considérables : la chirurgie sauve des vies chaque jour, la pharmacologie soulage d’innombrables souffrances, l’imagerie médicale ouvre des fenêtres fascinantes sur l’invisible. Il serait absurde de nier cela.
Mais il serait tout aussi absurde de nier que d’autres traditions, d’autres manières de penser le soin, ont permis, et permettent toujours, d’accompagner des millions de personnes, parfois là où la biomédecine n’a plus de réponse. Il serait absurde de ne pas reconnaître que la santé ne se réduit pas à la correction d’un paramètre biologique, qu’elle est aussi une question de sens, de rythme, de relation, d’accordage.
L’accordage plutôt que le combat
Ce mot est important : accordage. Il dit bien que le soin n’est pas une guerre contre quelque chose, mais un travail patient pour mettre en résonance ce qui, en nous, s’est désaccordé. Il ne s’agit pas d’éradiquer un ennemi, mais de rétablir un dialogue interrompu : entre organes, entre systèmes, entre la personne et son environnement.
La créativité au cœur de la science et du soin
Ce dialogue exige une chose que nous avons tendance à oublier : la créativité.
La science n’est pas un dogme
Nous avons enfermé la science dans une image réductrice : celle d’un ensemble figé de certitudes gravées dans le marbre, d’une vérité froide qui tranche entre le vrai et le faux. C’est une caricature. La science n’est pas un catéchisme : c’est une démarche vivante, mouvante, imparfaite, toujours en train de se corriger elle-même.
Elle est née d’un geste de curiosité, d’étonnement, de remise en question. Elle avance parce qu’elle accepte de douter, de changer de modèle, de sortir de ses cadres.
« Ce n’est pas la réponse qui éclaire, mais la question », écrivait Eugène Ionesco.
La science comme sceau d’autorité : une dérive dangereuse
Or, ce que nous voyons aujourd’hui, c’est une science trop souvent instrumentalisée comme un sceau d’autorité. Une science qu’on invoque non pour chercher, mais pour clore le débat. Non pour ouvrir des chemins, mais pour en interdire certains.
Ce n’est pas la faute des chercheurs ni de la science elle-même. C’est l’effet d’un système qui a confondu recherche et certitude, doute et faiblesse. C’est l’effet d’une société qui a plus peur de l’incertitude que de l’ignorance.
Sans imagination, pas de progrès
Mais sans incertitude, il n’y a plus de science. Sans imagination, il n’y a plus de médecine.
Quand on refuse de regarder ailleurs que dans son propre paradigme, on se condamne à tourner en rond. Quand on rejette par principe ce qui n’entre pas dans nos grilles de lecture, on s’interdit les découvertes. Et quand on raille ce que l’on ne comprend pas, on ferme la porte à ce qui pourrait un jour nous sauver.
La Permathérapie : une autre façon de penser le soin
C’est dans cet esprit que j’ai développé, depuis plusieurs années, ce que j’appelle la Permathérapie. Je ne la cite pas ici comme une « solution miracle », ni comme une vérité supérieure. Ce serait tomber dans le piège que je dénonce. Je la cite simplement comme un exemple d’approche qui refuse de choisir un camp.
Une vision écosystémique de la santé
Inspirée par les principes de la permaculture, la Permathérapie considère l’être humain comme un écosystème vivant en interaction constante avec d’autres écosystèmes. Elle propose de penser la santé non pas comme l’absence de maladie, mais comme une capacité d’adaptation et d’accordage entre différents systèmes.
Les quatre systèmes fondamentaux
Elle repose sur quatre grands Systèmes Fondamentaux :
- Le Système Nerveux, qui organise la communication
- Le Système Hormonal, qui organise les rythmes
- Le Système Immunitaire, qui régule nos populations
- Le Système Tenségral, qui met en relation
Chacun de ces systèmes a son langage, ses expressions, ses manières d’entrer en résonance ou de se désaccorder. Plutôt que de chercher un « coupable » isolé, un organe défaillant, une molécule manquante, la Permathérapie observe les interactions entre systèmes, et les conditions environnementales qui les influencent.
Les contextes multiples du terrain
Elle s’intéresse aussi aux contextes : Contexte Héréditaire, de Vie, Social et Médical. Car un symptôme ne dit jamais qu’une seule chose : il est l’expression d’un dialogue complexe entre de multiples dimensions. Comprendre l’exposome et son influence sur le terrain devient alors essentiel.
Une approche complémentaire, pas opposée
Cette approche ne s’oppose pas à la médecine conventionnelle. Elle ne la remplace pas. Elle la complète en ajoutant un autre regard. Elle ne prétend pas détenir la vérité. Elle propose une autre manière de poser les questions.
Et c’est bien cela qui manque aujourd’hui : des approches qui osent poser d’autres questions. Non pas pour contredire, mais pour enrichir. Non pas pour s’opposer, mais pour élargir.
Retrouver la pluralité comme richesse
Dans un jardin, la diversité n’est pas un obstacle : c’est la condition même de la vie. Un écosystème composé d’une seule espèce est fragile, vulnérable, condamné à s’effondrer au moindre changement. Un écosystème où coexistent des formes multiples est, au contraire, résilient. Il s’adapte, il se transforme, il perdure.
La santé comme écosystème
Il en va de même pour la santé. La pluralité des approches est une force. Elle permet d’aborder l’humain sous différents angles, de multiplier les points d’entrée, d’ouvrir des portes là où d’autres sont fermées. Elle permet aussi de rappeler que la santé ne se réduit pas à la physiologie : elle inclut les émotions, les relations, le sens, la mémoire, la culture.
Les dangers de l’uniformisation
Refuser cette pluralité, c’est se condamner à des angles morts. C’est ignorer ce que nous ne savons pas encore. C’est croire que la carte est le territoire.
Il n’y a pas une vérité du soin. Il y a des manières de prendre soin, qui reflètent des visions du monde, des contextes historiques, des cultures différentes. Et c’est dans la rencontre de ces visions, dans leur dialogue, parfois tendu, parfois fertile, que se dessine une compréhension plus profonde de ce que signifie être vivant.
Révoltons-nous… avec nuance
Alors oui, aujourd’hui, je ne peux plus rester silencieux. Je ne peux plus continuer à écrire comme si tout cela n’était qu’un simple désaccord d’opinions. Parce que ce qui se joue dépasse les querelles de chapelles. Il s’agit de notre capacité collective à penser la santé autrement. À résister à la tentation de la simplification. À préserver la complexité du vivant.
Contre quoi se révolter
Nous devons nous révolter. Pas contre la science. Pas contre la médecine. Mais contre l’usage dogmatique que l’on en fait. Contre les discours qui opposent au lieu de relier. Contre les caricatures qui réduisent au lieu d’ouvrir.
Nous devons nous révolter contre cette pensée binaire qui voudrait que l’on soit « pour » ou « contre », « rationnel » ou « irrationnel », « naturel » ou « chimique ». La vie n’est pas binaire. La santé non plus.
Réapprendre la complexité
Nous devons réapprendre à penser en nuances. À regarder ce que chaque approche a de juste, de pertinent, de fécond. À reconnaître les limites de chacune, sans les disqualifier pour autant. À construire des ponts au lieu de dresser des murs.
Et surtout, nous devons réaffirmer haut et fort que penser autrement n’est pas un crime. Que questionner n’est pas refuser. Qu’explorer d’autres voies n’est pas renoncer à la rigueur.
Ce dont la santé a besoin
La science a besoin d’imagination. La médecine a besoin de diversité. Le soin a besoin de relations.
C’est à cette condition que nous pourrons, collectivement, affronter les défis de demain, des maladies chroniques aux bouleversements environnementaux, sans nous enfermer dans des modèles qui, seuls, ne suffiront pas.
La nuance comme acte de résistance
Stéphane Hessel écrivait : « Créer, c’est résister. Résister, c’est créer. » Cette phrase me revient souvent en tête quand j’observe l’état du monde de la santé. Résister aujourd’hui, c’est refuser le confort du « tout ou rien ». C’est créer des espaces pour la complexité. C’est réhabiliter la lenteur, la réflexion, l’écoute.
Tenir les contradictions
Résister, c’est accepter que plusieurs vérités puissent coexister. C’est oser tenir les contradictions sans chercher à les aplatir. C’est comprendre que la santé est une œuvre collective, qui demande la contribution de multiples savoirs, de multiples pratiques, de multiples visions.
Un écosystème de compétences
Nous avons besoin de chercheurs qui explorent de nouvelles pistes. De praticiens qui travaillent avec humilité. De patients qui deviennent acteurs de leur santé. De philosophes qui interrogent nos présupposés. De thérapeutes qui osent penser autrement.
Nous avons besoin de tout cela, ensemble.
Une révolte constructive
Alors oui, révoltons-nous. Mais révoltons-nous avec nuance. Indignons-nous non pas contre l’un ou l’autre camp, mais contre le clivage lui-même. Refusons l’illusion rassurante des certitudes. Choisissons le doute, la curiosité, l’écoute.
Parce que soigner, ce n’est pas avoir raison. C’est chercher, chaque jour, la meilleure façon d’accompagner la vie.
Épilogue : pour une santé qui dialogue
Je ne sais pas si ce texte fera changer quoi que ce soit. Je ne sais pas s’il convaincra qui que ce soit. Mais je sais une chose : il fallait qu’il soit écrit. Parce que le silence, lui, ne change jamais rien. Parce que la pensée, quand elle se tait, meurt.
Et parce qu’au fond, ce qui m’anime n’est pas la colère contre un système ou une idéologie. C’est l’amour de la complexité du vivant. C’est la conviction profonde que nous valons mieux que les caricatures qui nous enferment.
Un appel à l’action
Révoltons-nous, donc. Non pas contre, mais pour.
Pour une médecine qui dialogue
Pour une science qui explore
Pour des approches qui se complètent
Pour des pratiques qui se parlent
Pour une santé qui ne se laisse pas réduire
Révoltons-nous, non pour détruire, mais pour construire. Non pour exclure, mais pour relier. Non pour imposer, mais pour comprendre.
L’avenir du soin
Car c’est là, dans ce travail patient d’accordage, que se joue l’avenir de notre santé et, peut-être, quelque chose de plus grand encore : notre capacité à vivre ensemble dans la complexité du vivant.
Si vous souhaitez approfondir ces réflexions et découvrir concrètement comment dépasser les clivages en santé, je vous invite à explorer la Permathérapie, une approche qui incarne cette philosophie du soin intégratif.
Cet article vous a touché ? Partagez-le autour de vous. Car chaque voix qui refuse la simplification compte. Chaque personne qui choisit la nuance fait avancer la cause d’une santé plus humaine, plus écologique, plus vivante.

Merci Loïc! C’est ce qui m’anime au quotidien 😊 « Parce que soigner, ce n’est pas avoir raison. C’est chercher, chaque jour, la meilleure façon d’accompagner la vie. » La nuance se fait rare mais elle est indispensable dans tous les domaines de la vie !
Bonjour Marianne,
Merci pour ce retour et pour la phrase que tu relèves : je suis très touché qu’elle te parle.
Tu mets le doigt sur quelque chose de précieux : la nuance n’est pas un confort intellectuel, c’est une compétence du vivant. Elle oblige à rester en relation, à écouter, à ajuster, à chercher de la pertinence plutôt que de “gagner” un débat. Et aujourd’hui, c’est effectivement ce qui se raréfie.
Bonjour!
Je suis tout à fait d’accord avec ces écrits.
Un oncologue et un hématologue ont publié une tribune disant qu’ils observent une déresponsabilisation des services publics en rendant responsables les citoyens par leurs habitudes toxiques alors que l’air pollué est cancérigène, l’eau et les sols sont très pollués mais rien n’est fait pour dépolluer la nature à l’échelle nationale…
Nos légumes et fruits poussent dans ces sols , ou/et irrigués par cette eau pollués …
La meilleure chose est la prévention! Empêcher de tomber malade! Voila mon avis MAIS…
Bonjour,
Merci pour votre commentaire, et je vous rejoins sur un point central : on ne peut pas réduire la prévention à une affaire de “bons” ou “mauvais” comportements individuels, comme si l’environnement n’existait pas.
Air, eau, sols, conditions de travail, stress social, qualité alimentaire… tout cela fait partie du terrain au sens large (ce qu’on appelle aussi l’exposome). Et c’est précisément là que le clivage fait des dégâts : soit on culpabilise les personnes, soit on déresponsabilise complètement l’individu au profit d’un “tout est systémique”. La réalité, c’est que les deux niveaux coexistent : responsabilité personnelle et responsabilité collective.
Pour moi, prévenir, ce n’est pas seulement “éviter de tomber malade” : c’est surtout remettre de la cohérence dans les conditions de vie et rouvrir des marges de manœuvre, à la fois pour les personnes et pour la société.
Merci Loïc pour cet article très clair qui nomme bien les enjeux pour la santé et bien au-delà, je interroge l’avenir de nos sociétés.
As-tu prévu dans les temps à venir une retraite « Hors du temps » ?
Bonne continuation.
Marie Colette
Bonjour Marie Colette,
Merci beaucoup pour votre message, je suis heureux que l’article vous ait parlé au-delà du seul sujet “santé”.
Concernant une retraite « Hors du temps », nous avons très envie de la proposer à nouveau. Je n’ai pas encore arrêté de dates officiellement, mais c’est dans les projets à venir.
Si vous le souhaitez, envoyez-moi un message via la page contact du site : je pourrai vous prévenir en priorité dès que j’ouvre une liste d’attente / une annonce.
Merci pour cet article où tout est clair et dit avec nuances. C’est aussi ce qui m’anime au quotidien avec une autre approche qui est l’endobiogénie aux principes similaires. Je trouve regrettable la situation actuelle car la vie est une adaptation du corps mais aussi de l’esprit car la vie est changement.Et tolérer et travailler avec nous ferait avancer …
Merci Loïc, d’avoir su mettre les mots sur ce phénomène sociétal du « pour ou contre » qui est omniprésent, qui sépare et crée tant de souffrance. Alors merci de faire entendre ta voix au delà du « son du silence ».