Qui suis-je ?
À treize ans, je me suis fait renverser par une voiture. J’en suis sorti avec une fracture de l’humérus et une certitude.
En sortant du cabinet de kinésithérapie, après des semaines de rééducation entre cages, poids et poulies, je me suis dit une phrase qui ne m’a plus quitté : « C’est ça que je veux faire, mais pas comme ça. »
Je ne savais pas encore ce que ça voulait dire. Mais c’était là.
Un chemin qui commence par le regard
Je suis kinésithérapeute de formation. Avant même d’avoir mon diplôme, j’avais passé toutes mes vacances scolaires – Toussaint, février, Pâques, été – dans des cabinets de praticiens. Fasciathérapie, chiropraxie, ostéopathie, neuropsychologie, ergothérapie, kinésithérapie conventionnelle. J’appelais des praticiens au hasard pour leur demander si je pouvais venir observer quelques jours. On me disait souvent non. Quelquefois oui.
Je ne comprenais pas grand-chose, je l’avoue. Mais je regardais.
En première année de médecine, on m’a enseigné que le crâne ne bouge pas. Les articulations se figent, les syndesmoses fusionnent. J’ai appris ça pour mon concours. Puis un ostéopathe a posé ses mains sur ma tête, sans bouger, pendant vingt minutes. En sortant, j’ai senti chaque os de mon crâne se mettre à respirer. J’ai mis trois quarts d’heure à parcourir trois cents mètres, tellement cette sensation me bouleversait.
J’ai compris quelque chose d’essentiel ce jour-là : il y avait la vérité qu’on m’enseignait à la fac. Et il y avait d’autres vérités. Ce n’était pas que l’une était fausse. C’étaient simplement des points de vue différents.
Refuser de choisir
Mon diplôme en poche, je me suis formé. Massage thaï, réflexologie, médecine chinoise, fasciathérapie, microkinésithérapie, shiatsu, aromathérapie, gemmothérapie, hydrolathérapie… En parallèle, quatre enfants, des remplacements aux quatre coins de la France – le Jura, le Sud, la Bretagne. Une vraie boulimie d’apprentissage.
Chaque formation était un nuage dans un même ciel. Chacune proposait un regard différent sur le corps, sur la santé. Mais toutes coexistaient.
Un jour, un confrère en fin de carrière m’a dit : « Il faudra que tu choisisses. » Je n’ai pas choisi. J’ai créé des liens.
Parce que je constatais quelque chose en consultation : la même technique pouvait être extrêmement efficace avec une personne et n’avoir aucun effet sur une autre. Ce n’était pas seulement une question de technique. C’était une question de regard, d’accord entre le soin et la personne.
Les rencontres qui changent tout
Des rencontres ont nourri cette conviction.
Une jeune fille de douze ans, atteinte de mucoviscidose sévère, qui savait qu’il lui restait au mieux deux ans. Elle m’a dit : « Ma vie durera peut-être quatorze ans, mais dans ces quatorze ans, j’aurai vécu autant que toi en cent ans. »
Un tétraplégique qui m’a battu trois fois au ping-pong. Une femme ayant traversé plusieurs deuils coup sur coup et qui tenait encore debout face à moi.
Toutes ces personnes m’ont appris la même chose : on ne cherche pas un équilibre. On évolue.
De la permaculture à la permathérapie
C’est la permaculture qui m’a donné les mots. Découverte d’abord par ses buttes et ses spirales d’aromatiques, puis par sa philosophie. On ne cherche pas un jardin en équilibre. On laisse les choses évoluer. On s’accorde avec notre rapport à la nature, à l’espace. Le jardin établit une relation avec nous.
Cette découverte a nourri ma réflexion sur l’homéostasie, cette idée qu’il faut rechercher l’équilibre, qu’on m’avait enseignée dans les différentes approches. Ça me titillait toujours. La vie évolue en permanence. Il n’y a pas de cycles, il y a des rythmes. Ce qu’on représente comme un cercle est en réalité une spirale.
Je m’initie alors au fil de fer. Pas du funambulisme. Je suis en dessous de sept mètres, parfois à dix centimètres du sol. C’est un travail d’équilibre et pourtant si on est simplement en équilibre, on ne tient pas. Pour que marcher sur un fil soit beau, il faut évoluer. Il faut qu’à chaque pas, quelque chose d’autre s’exprime. Il faut que ça raconte une histoire.
Et cette histoire, on la crée au fur et à mesure. À chaque pas qu’on fait, on ne sait pas le pas d’après.
Je me souviens d’un spectacle où je portais une amie sur mes épaules, sur le fil. J’ai fait des choses que je n’avais jamais réussies en entraînement et que je n’ai jamais pu refaire. Parce qu’à ce moment-là, je n’étais pas en équilibre. J’étais accordé avec la situation.
Mais chaque fois que les auteurs de la permaculture abordaient le soin, ils évacuaient la question. « Voyez des thérapies holistiques », point final. Je me suis dit : non, on peut y aller.
Et j’y suis allé.
C’est ainsi qu’est née la permathérapie.
Pas une technique de plus, mais un regard sur la physiologie fondé sur quatre Systèmes Fondamentaux : le Système Immunitaire comme régulateur, le Système Hormonal comme organisateur, le Système Nerveux comme communicant, et le Système Tenségral comme structure de relation au monde.
Quand l’un de ces systèmes est touché, ce n’est pas un déséquilibre. C’est ce que j’appelle un désaccordage : une inadaptation entre la situation dans laquelle on se trouve et ce vers quoi on évolue.
Ce que je fais ici
Se Soigner Autrement est né de cette conviction : vous n’avez pas besoin qu’on vous dise quoi faire. Vous avez besoin de comprendre comment fonctionne votre corps, votre terrain, votre écosystème intérieur, pour pouvoir faire vos propres choix, en conscience.
Ce que vous trouverez sur ce site, ce ne sont ni des recettes miracles ni des vérités définitives.
Ce sont des clés de compréhension.
Des ponts entre la science moderne et les savoirs traditionnels. Des regards critiques sur ce qu’on vous présente comme des évidences. Y compris dans le milieu de la santé naturelle. Et des pistes concrètes pour prendre soin de vous autrement, de manière naturelle, écologique et profondément humaine.
J’écris chaque article avec la même exigence : vulgariser sans simplifier, questionner sans asséner, proposer sans imposer. Parce que la complexité du vivant ne se laisse pas enfermer dans un seul paradigme. Et parce que votre santé mérite mieux qu’un slogan.
Si cette approche vous parle, vous êtes au bon endroit. Bonne exploration.
Loïc
Mon parcours de formation
Formation initiale et thérapies manuelles
Diplôme d’état de masseur-kinésithérapeute (IFMK d’Orléans), avec un mémoire sur le Qi gong et la réadaptation cardiaque, mention Très Bien. Formation complémentaire en gymnastique hypopressive (Caufriez), en Ekman thérapie, et Diplôme Universitaire de fasciathérapie (UFP, Porto — Méthode Danis Bois), avec des spécialisations en fibromyalgie, endométriose, troubles maxillo-faciaux, douleurs chroniques, biotenségrité, accompagnement du bébé et de l’enfant, relation d’aide somato-psychique et gestion des troubles de l’affect.
Approches corporelles et énergétiques
Massage thaï traditionnel (Nuad Boran), shiatsu (Nakasono, myo-énergétique), psycho-énergétique et psychologie corporelle appliquée (Odoul), microkinésithérapie et physiothérapie manuelle évolutive, Information Connexion Corps, ventousothérapie (Cupping Therapy), méditation de pleine présence, Reiki (3e initiation).
Réflexologies
Réflexologie plantaire (méthodes sud-africaine, chinoise et Ingham), réflexologie du visage Dien Cham, réflexologie du côlon, sympathicothérapie (réflexologie endo-nasale) et auriculothérapie. Créateur de l’Accordage Réflexologique.
Médecines traditionnelles et phytothérapie
Médecine chinoise (Odoul, Pélissier, Sionneau) et diététique chinoise (Pélissier). Homéopathie et co-créateur de l’École Alternaria, école d’homéopathie intégrative, de médecine chinoise et de psychomédecine. Aromathérapie scientifique, phyto-énergétique et olfactothérapie. Iridologie, botanique (Tela-Botanica), herboristerie (Flora Medicina), gemmothérapie et mycothérapie intégrative.
Permaculture et permathérapie
Formation en permaculture (Permaculture Design). Créateur de la Permathérapie, déposée auprès de l’INPI sous le numéro 22 4863 443. Auteur de La Permathérapie — Se soigner naturellement avec les principes de la permaculture (Guy Trédaniel Éditeur, 2024).
Parcours de formateur
Treize années d’ateliers mensuels en cabinet autour des méthodes de santé naturelle. Formateur en réflexologie et aromathérapie (Anjou Réflexologie), en fasciathérapie (TMG Concept), en communication relationnelle (ennéagramme, analyse transactionnelle), et en gymnastique sensorielle et Qi Gong. Participation à la recherche scientifique sur le cancer et les soins de support en fasciathérapie (essai clinique FASCIA). Formateur en ligne en réflexologie et en communication (Anticiper et Décoder les Tensions Relationnelles).
