Santé et environnement : et si notre manière de nous soigner polluait plus qu’on ne le croit ?

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Découvrez comment notre manière de notre santé impacte l'environnement. Prenez soin de votre santé tout en préservant la planète.

On parle souvent de l’impact de la pollution sur notre santé : perturbateurs endocriniens, particules fines, pesticides, microplastiques… Et c’est bien légitime. Mais on oublie presque toujours de retourner la question. Que produit notre façon de nous soigner sur l’environnement ? Que la médecine soit conventionnelle ou naturelle, chaque geste que nous faisons pour aller mieux a une empreinte. Ce que nous avalons, appliquons, injectons, inhalez… finit par rejaillir dans l’eau, dans l’air, dans la terre.

Et si notre armoire à pharmacie polluait plus qu’on ne l’imagine ?

Et si prendre soin de soi pouvait aussi devenir un acte écologique, un engagement quotidien, une manière de réduire notre empreinte tout en cultivant notre santé ?

Ce que je te propose ici, c’est un autre regard. Non pas pour culpabiliser, ni pour opposer médecine conventionnelle et médecines naturelles, mais pour ouvrir un espace de conscience. Parce qu’à force de chercher ce qui nous soigne, on oublie parfois de regarder comment cela soigne. Et surtout, à quel prix écologique.

Dans cet article, on va parler de cette empreinte cachée : celle des médicaments, des compléments, des plantes, des pratiques. De ce qui est visible – emballages, surconsommation – à ce qui l’est moins – résidus dans l’eau, chaînes d’approvisionnement, production d’extraits. Et on va voir ensemble comment il est possible de faire autrement, de soigner autrement… pour vivre plus accordé avec le vivant, sans renoncer à l’efficacité, ni à la douceur.

L’empreinte environnementale cachée de nos soins de santé

Prendre un médicament, ouvrir un complément alimentaire, diffuser quelques gouttes d’huile essentielle… Ces gestes anodins du quotidien semblent si simples, si personnels. Et pourtant, chacun d’eux laisse une trace. Une trace invisible, mais bien réelle : une empreinte environnementale.

Médicaments de synthèse : production encadrée, impact écologique bien réel

On pourrait croire que les médicaments conventionnels, fabriqués dans des laboratoires aux normes strictes, ont un impact écologique moindre. Et c’est vrai : la production est souvent rigoureusement encadrée, les procédés optimisés, les déchets mieux gérés que dans d’autres secteurs. Mais cela ne veut pas dire qu’ils sont neutres.

La fabrication de médicaments de synthèse mobilise de grandes quantités d’eau, d’énergie, de solvants chimiques, parfois toxiques. À cela s’ajoute la logistique : transport, stockage, chaînes de froid pour certains vaccins ou traitements, emballages multiples. Des emballages souvent composés de plastiques, d’aluminium, de cartons pelliculés – des matériaux qui sont peu ou pas recyclables et finissent souvent incinérés ou enfouis.

Un seul médicament, pris ponctuellement, n’est pas un drame. Mais multiplié par des millions d’usagers chaque jour à l’échelle mondiale, cela devient un enjeu planétaire.

Résidus médicamenteux : une pollution invisible qui contamine nos écosystèmes

C’est probablement l’impact le plus méconnu et le plus inquiétant : ce que nous rejetons dans nos urines après avoir absorbé un médicament. Hormones de synthèse, antibiotiques, antidépresseurs, anti-inflammatoires… Tout ou presque finit dans les eaux usées. Or, les stations d’épuration ne sont pas conçues pour filtrer ces résidus pharmaceutiques. Résultat : les rivières du monde entier sont contaminées.

Selon une étude publiée dans PNAS, seules deux rivières au monde – situées dans des zones reculées – n’étaient pas polluées par des résidus médicamenteux. Toutes les autres présentaient des traces significatives, voire inquiétantes, de substances actives. Et les conséquences sont multiples : perturbation des cycles hormonaux des poissons, antibiorésistance accrue, transformation des écosystèmes aquatiques…

Ce que nous ingérons pour nous soigner revient dans la boucle du vivant, parfois avec des effets bien plus lourds que nos symptômes initiaux.

Compléments alimentaires : entre biodisponibilité et pollutions silencieuses

Le cas des compléments alimentaires est plus ambivalent. Certains sont proches de l’aliment, très bien assimilés par l’organisme, facilement biodégradables. D’autres, en revanche, sont mal absorbés, passent en grande partie dans les urines, et se retrouvent aussi dans les eaux, avec des formes chimiques parfois peu biodégradables.

À cela s’ajoute un autre problème : la surconsommation. La mode des cures permanentes, des cocktails « immunité », « détox », « sommeil », « performance » alimente une production de masse, parfois très éloignée du réel besoin. Prenons l’exemple de la vitamine D, devenue quasi automatique dans certaines recommandations. Or, une supplémentation systématique n’a pas de sens. Non seulement elle n’est pas toujours utile, mais sa production et sa diffusion ont aussi un coût écologique que l’on ne prend jamais en compte.

Comme pour les médicaments, le vrai enjeu, ce n’est pas de tout rejeter en bloc. C’est de retrouver du discernement. D’accepter qu’un besoin ponctuel justifie un traitement, mais qu’un automatisme généralisé contribue à alourdir notre empreinte… sans pour autant nous soigner mieux.

Médecines naturelles et environnement : des pratiques pas toujours durables

On pourrait croire que les médecines naturelles, en particulier les plantes médicinales, sont par essence respectueuses de l’environnement. Après tout, elles viennent du vivant, elles sont moins transformées, et on les associe souvent à une approche douce et durable. Mais là encore, la réalité est plus nuancée. Tout dépend de la manière dont ces ressources sont choisies, cultivées, extraites et utilisées.

Plantes médicinales : quand la santé écologique passe par des choix locaux

Oui, les plantes médicinales sont des remèdes puissants. Oui, elles peuvent offrir une alternative douce et locale à certains traitements de synthèse. Mais cela n’est vrai que si l’on choisit les bonnes plantes, au bon moment, avec le bon usage.

Prenons un exemple parlant : l’harpagophytum, souvent conseillé pour les douleurs articulaires. Cette plante provient principalement d’Afrique australe, où elle est surexploitée, parfois au détriment des populations locales et de la biodiversité. Pourtant, une alternative locale existe : la scrofulaire (Scrophularia nodosa), qui pousse chez nous et possède des propriétés très proches, avec des composés chimiques similaires. Le problème ? Elle est méconnue, car absente des grandes fiches standardisées ou des recommandations « toutes faites ».

Et c’est là que le bât blesse : beaucoup de recommandations en phytothérapie ne tiennent pas compte de l’impact écologique des plantes choisies. On suit le livre, l’habitude, la tradition… mais pas toujours le contexte. Or, se soigner avec les plantes, ce n’est pas seulement connaître leurs effets, c’est aussi comprendre leur origine, leur rareté, leur mode de culture ou de cueillette.

Huiles essentielles et extraits concentrés : une consommation à reconsidérer

Les huiles essentielles, si pratiques, si concentrées, si « naturelles », ont elles aussi leur face cachée. Pour produire une petite fiole de quelques millilitres, il faut souvent plusieurs kilos de plantes, de l’eau, de l’énergie, et parfois des solvants pour l’extraction. Ce sont des produits extrêmement concentrés, puissants… mais aussi énergivores.

Lorsqu’elles sont utilisées ponctuellement et avec justesse, elles peuvent être formidables. Mais quand elles deviennent un automatisme, qu’on les diffuse sans y penser, qu’on les ajoute dans chaque soin, dans chaque routine, elles deviennent un non-sens écologique.

Le même raisonnement vaut pour de nombreux extraits végétaux : poudres concentrées, gélules, extraits secs ou fluides… Plus un produit est transformé, plus il a demandé de ressources à produire. Est-ce toujours justifié, surtout pour des symptômes bénins ?

Standardisation des soins : un non-sens pour la santé et l’environnement

Le problème n’est pas la plante. Le problème, c’est le raisonnement qui la transforme en réflexe automatique. Un symptôme, une fiche, une plante. Et hop. On soigne à la chaîne, même avec des remèdes « verts ».

Mais le soin ne peut plus être standardisé. Aujourd’hui, on a les moyens – les connaissances, les outils, les ressources – de faire autrement. D’individualiser, d’ajuster, de tenir compte non seulement du corps, mais aussi du contexte, du territoire, du vivant.

C’est un appel aux praticiens autant qu’aux personnes qui se soignent par elles-mêmes : sortir de l’automatisme, du réflexe. Si vous ne connaissez pas les plantes locales, demandez à un herboriste, échangez avec un professionnel formé. Il ne s’agit pas de tout savoir, mais de faire des choix plus conscients, plus éclairés, plus respectueux.

Vers une santé écologique : des soins durables pour préserver l’environnement

Réduire l’impact écologique de nos soins ne signifie pas renoncer à prendre soin de soi. Il ne s’agit pas de se priver ou de « retourner à l’âge de pierre ». Il s’agit de réorienter notre regard, de faire des choix plus justes, plus cohérents avec notre santé et celle des écosystèmes. Il s’agit de redonner du sens à nos gestes, de retrouver une écologie du soin.

Des soins personnalisés pour limiter la surconsommation et réduire l’empreinte carbone

Combien de traitements sont aujourd’hui prescrits ou consommés par automatisme ? Des antibiotiques pris pendant 7 jours « par défaut », alors qu’une durée plus courte suffirait parfois. Des cures de vitamine D généralisées, sans analyse préalable. Des plantes utilisées de manière répétitive, sans considération pour leur origine ni leur nécessité.

Ce n’est pas une critique des traitements eux-mêmes – ils ont leur place. C’est une critique de leur usage systématique, déconnecté de la personne. Le discernement, c’est la clé. C’est cela qui nous permet de répondre à un besoin réel, dans une situation donnée, avec la solution la plus adaptée et la moins polluante possible.

Favoriser les pratiques à faible impact : corps, mouvement, alimentation et toucher

Avant de se tourner vers un médicament, un complément ou même une plante, pourquoi ne pas envisager d’abord ce qui ne nécessite pas d’intrant extérieur ? Certaines douleurs, tensions, troubles digestifs ou troubles du sommeil peuvent être accompagnés par :

  • des gestes simples : respiration, relaxation, repos ciblé,
  • des thérapies manuelles : massage, mobilisations douces, travail corporel,
  • des mouvements adaptés, des postures, de la marche,
  • ou encore par l’alimentation, la relation, l’écoute de soi.

Ce sont des soins à faible empreinte carbone, souvent durables, et profondément respectueux du vivant. Mettre le corps au centre, retrouver l’usage de ses mains, réapprendre à se relier à soi-même, ce n’est pas revenir en arrière. C’est avancer avec plus de justesse.

Recréer du lien avec le vivant : une écologie du soin accessible à tous

Ce qui soigne profondément, ce n’est pas uniquement la molécule, naturelle ou synthétique. Ce qui soigne, c’est aussi le lien : au vivant, à son corps, à son territoire, à ses besoins.

Plutôt que de chercher toujours ce qui va me soigner de l’extérieur, posons-nous cette question : comment puis-je me réaccorder au vivant ? (nous en parlons, entre autre, dans cet article)

Cela ne veut pas dire tout faire seul, cela veut dire reprendre sa part. Se soigner devient alors un acte de conscience, un engagement doux mais puissant, une façon de se reconnecter à ce qui est déjà là, souvent oublié.

Et à l’échelle collective, ces choix répétés ont du poids. Moins de pression sur les systèmes de soin (conventionnels ou naturels), moins de déchets, plus de résilience, plus d’autonomie. Et un pas de plus vers une santé soutenable, sobre, incarnée.

Et si prendre soin de sa santé devenait un acte écologique ?

La santé n’est pas qu’une affaire de symptômes à effacer ou de molécules à ingérer. Elle est aussi un choix de relation. Relation à notre corps, à nos besoins, à notre environnement, et au vivant dans son ensemble. À chaque geste de soin, nous pouvons choisir : entre automatisme et discernement, entre consommation et attention, entre déconnexion et lien.

Oui, se soigner a un impact. Mais cet impact peut être lourd, ou léger. Il peut reproduire des logiques industrielles et extractivistes, ou bien soutenir une autre façon d’être au monde.

Il ne s’agit pas de tout bouleverser d’un coup. Il s’agit de commencer quelque part.

Un choix de plante plus local. Une cure évitée. Un geste manuel favorisé. Une question posée à un herboriste. Une pause avant d’acheter. Une écoute intérieure.

Moins de systématique, plus de sens. Moins de réflexes, plus de présence.

Et si chacun, chacune, faisait un pas dans ce sens, nous allègerions non seulement nos armoires à pharmacie, mais aussi notre empreinte invisible.

Et nous remettrions, enfin, le soin au service de la vie, dans toutes ses dimensions.

Qu’est-ce que nous pourrions changer, dans nos habitudes ou dans notre pratique, pour alléger notre impact sur l’environnement… tout en prenant soin de notre santé ?

Dites-le-moi en commentaire, j’aimerais beaucoup lire votre point de vue.

 

 

 

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Rousset

Alors là…ça fait longtemps que je n’ai pas lu quelque chose d’aussi sensé
Née et élevée quelques années à Madagascar et par conséquent sensibilisée depuis mon enfance au respect de l’eau,du vivant, et à la notion de gaspillage, je ne peux que dire bravo à cet article en espérant qu’il touche le + de lecteurs possible
Et merci de l’énoncer aussi clairement…’
Moi même formée en naturopathie, et convaincue de l’efficacité d’un minimalisme bien ciblé, je suis fort gênée du consumérisme et des gigantesques intérêts financiers existant dans le domaine du «care naturel »qui obéit trop souvent aux mêmes mécanismes que l’industrie du médicament
Merci et encore bravo

Laura

Article très intéressant. Je te rejoins tout à fait quand tu parles de l’individualisation qui pourrait très bien être pratiquée mais qui reste encore mineure et génère beaucoup de gaspillage. En fait, ton appel au bon sens est terriblement juste. Merci Loïc.

Sabine

Tu mets parfaitement en lumière une facette souvent oubliée de nos gestes de soin : leur empreinte écologique. J’ai trouvé très juste ta manière de ne pas opposer médecine conventionnelle et naturelle, mais d’ouvrir un espace de réflexion sur la conscience de nos choix.

L’idée que « se soigner, c’est aussi choisir une relation au vivant » me parle énormément. Ce n’est pas juste une affaire de molécules ou de plantes, mais de lien, d’écoute, de responsabilité partagée.
Ça m’encourage à interroger davantage mes automatismes, à privilégier le local, et à voir le soin comme un acte global, ancré dans l’écosystème et dans le respect.

Merci pour cette prise de hauteur inspirante

Flore Bienfait

Merci beaucoup Loïc pour cet article qui me touche beaucoup! Dans mon ancien métier d’ingénieure en habitat écologique je passais mon temps à expliquer que ce qui est écologique n’est pas forcément bon pour notre santé et que ce qui est bon pour notre santé n’est pas toujours écologique. L’important étant d’en avoir conscience pour faire des choix éclairés et non par défaut.
Aujourd’hui je suis thérapeute holistique, mes soins ne nécessitent peu de matières premières. A cet endroit j’essaye de travailler avec les plantes que je fais pousser dans mon jardin. Mon travail de dépollution intervient plutôt au sens de laisser un lieu propre énergétiquement, de réharmoniser pour que l’impact sur le vivant et l’invisible soit aussi pris en compte.

Patricia

Merci pour cet article, qui m’a fait réfléchir. Effectivement, quand on se soigne avec des produits, qu’ils soient chimiques ou naturels, cela a un impact sur l’écologie qui n’est pas du tout pris en compte. Surtout quand on délocalise la fabrication de certains « médicaments » de consommation courante tel que le Doliprane pour ne citer qu’un seul exemple.
Maintenant, je ne suis pas d’accord avec 2 points de cet articles.
Le premier, concernant la vitamine D. Tous les spécialistes disent que nous en manquons tous. J’ai fait des analyses de sang et effectivement, les résultats étaient largement en dessous des préconisations. Donc j’en ai pris, et en prends toujours, pour maintenir un bon taux dans mon corps. Quand on sait tous les bienfaits de cette vitamine, notamment renforcer les défenses antivirales et antibactériennes, diminuer les symptômes de déprime saisonnière, l’inflammation de bas grade de l’intestin pour ne citer que 3 exemples. Ben je me dis qu’à impact environnemental équivalent, je trouve qu’il est plus pertinent de prendre de la vitamine D en prévention plutôt que d’avoir recours, une fois malade, à des antibiotiques, des antidépresseurs ou des antispasmodiques chimiques, qui en plus coûtent très cher à la Sécurité sociale. Et cerise sur le gâteau… en cas d’élimination par l’organisme, elle n’a pas d’impact sur la faune et la flore 🙂
Ensuite, ayant des douleurs articulaires, il m’arrive de faire des cures d’harpagophytum. Donc je me suis dit, si la scrofulaire (Scrophularia nodosa) a les même effets, effectivement, autant acheter une plante venant de chez nous. Mais comme je ne prends jamais rien comme argent comptant 😉 j’ai fait quelques recherches. Et les deux plantes n’ont apparemment pas vraiment les mêmes propriétés. La scrofulaire serait davantage une plante dépurative, drainante et lymphatique, beaucoup moins un anti-inflammatoire direct des articulations… Mais je ne suis pas spécialiste.
Maintenant, dans ton article, il y a matière à réflexion. Et je suis entièrement d’accord avec toi sur les alternatives manuelles, l’exercice physique, l’alimentation, la respiration et le sommeil. Et j’ajouterai même la méditation ainsi que l’écoute de ses émotions : apprendre à les reconnaître, à les accepter et les exprimer.

Vincent

Merci Loïc pour cet article essentiel et éclairant. Tu rappelles avec justesse à quel point notre santé est intimement liée à notre environnement. Ce n’est pas une idée nouvelle, mais tu arrives à la rendre très concrète, très actuelle, sans tomber dans l’alarmisme. J’ai particulièrement apprécié cette approche globale, qui invite à prendre soin de soi en prenant aussi soin de ce qui nous entoure.
Cela dit, je trouve qu’il n’est pas toujours simple de concilier une complémentation efficace et parfois nécessaire selon nos carences avec une démarche respectueuse de l’environnement. C’est un équilibre subtil, pas toujours évident à trouver dans la pratique. 😉
Merci pour cette prise de conscience douce, mais profonde.

Véronique

Merci Loïc pour ton article qui change vraiment la façon de voir les choses.
Et surtout la mienne 😊 !
J’ai la chance de ne pas jamais être malade, mais cela ne signifie pas que je n’utilise aucun produit pharmaceutique.
Ainsi les HE dont tu parles me servent régulièrement pour des préparations musculaires ou pour guérir plus vite des petites blessures.
Ce qui m’interpelle le plus, c’est que tu parles de ne pas (ou peu) utiliser de compléments alimentaires. Je m’aperçois en te lisant que je ne m’étais jamais posée cette question. Au contraire, j’avais parfois tendance à me « culpabiliser » de ne pas prendre de la vitamine C, ou D ou autres compléments, comme si n’en prenant pas ou peu je renonçais à aller encore mieux.
Je t’assure que cela m’a donné envie de réfléchir à mes habitudes.
Merci pour cette belle prise de conscience que tu m’offres là, sans culpabiliser, juste pour avancer autrement.

Christine

Merci Loïc pour cet article qui aborde un sujet délicat et souvent évincé ! En tant que naturopathe je suis sensible à l’approche individualisée que tu proposes et qui est le cœur de mon métier. Mon expérience professionnelle me montre que l’écoute attentive pendant la consultation, la disponibilité entre 2 rendez-vous permettent bien souvent de constater, de ressentir un mieux être et sont donc essentielles pour réduire la quantité de compléments alimentaire conseillés. Et ça c’est 100 % écolo 🙂 Tu soulèves également à juste titre les supplémentations systématiques sans vérification des carences existantes, mais ces analyses sont généralement très onéreuses. Il y a matière à réflexion.

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