Gel hydroalcoolique et soleil font-ils bon ménage ?

Cet article est lu en 4 minutes, le temps de prendre une petite tisane et une belle respiration ?

Les beaux jours sont déjà bien installés et l’été est là. Vous avez commencé à préparer votre peau au soleil, mais un nouveau paramètre entre en ligne de compte cette année. Avec l’épidémie de coronavirus, de nouvelles habitudes sont venues s’installer au quotidien. La distanciation physique ou le lavage des mains ne représentent aucun danger supplémentaire, cependant l’association du gel hydroalcoolique et du soleil est à risque. 

Gel hydroalcoolique et soleil font-ils bon ménage ? Découvrez nos quatre conseils pour vous protéger en toute sécurité cet été.

Éviter l’exposition directe de votre peau désinfectée aux rayons UV

Le gel va ajouter du dessèchement à la peau, dans une période où elle est déjà fragilisée par le soleil et les éventuelles baignades (chlore des piscines, sel de la mer…).

Les gels hydroalcooliques vendus dans le commerce sont composés en grande partie d’alcool, souvent à plus de 70 %. Ce produit fortement photosensibilisant vous fait prendre le risque d’une dermite ou dermatite, c’est-à-dire une brûlure causée par la réaction de l’alcool et du soleil. Cette blessure peut entraîner une tache marron sur votre peau, une fois cicatrisée.

De plus, la solution désinfectante détruit le microbiote cutané, qui est justement supposé protéger notre peau. Cet écosystème, composé de micro-organismes, agit comme une véritable barrière pour les agressions extérieures, comme les UV ou la pollution. L’emploi d’une préparation à base d’alcool va détruire ces bactéries qui nous protègent, laissant notre peau sans défense. 

Ainsi, sur la plage, il est vivement conseillé de ne pas associer gel hydroalcoolique et soleil. Préservez vos barrières naturelles contre les UV et prémunissez-vous des brûlures liées à l’alcool, même en partie évaporée.

Hydrater l’épiderme pour éviter le dessèchement dû au gel hydroalcoolique et au soleil

Depuis quelques mois certains utilisent la solution désinfectante tout au long de la journée, les dermatologues voient de plus en plus arriver en consultation des patients atteints de formes d’urticaires, de sensations de brûlure et d’irritation. Ces désagréments et risques pour la santé peuvent être facilement évités grâce à une utilisation raisonnée du gel désinfectant, tout en prenant les précautions nécessaires pour vous protéger des virus. 

Cette utilisation trop intensive du produit met la barrière de la peau à nu. Les crèmes hydratantes sont une aide pour apporter le gras qui manque et vous soulager, mais la seule solution pérenne est de limiter l’utilisation du gel hydroalcoolique au cours de la journée cet été. D’ailleurs, dans ce cas, la peau n’a pas besoin d’être hydratée, puisque l’eau perdue revient d’elle-même, mais graissée.
Pour une solution plus naturelle pour apporter le gras nécessaire à la bonne santé de votre peau, vous pouvez opter pour une huile végétale à choisir avec soin grâce à nos conseils.

Se laver les mains au savon et à l’eau avant toute exposition 

Pour se désinfecter les mains rien ne vaut le traditionnel savon. En prenant le temps de vous laver consciencieusement la peau, le savon élimine tous les germes et virus présents grâce au mélange de soude et de graisse végétale dont il se compose. 

Le coronavirus ne doit pas faire oublier les bons réflexes et habitudes pour à la fois se protéger du soleil et être en bonne santé. Si vous cherchez une solution nomade pour vous désinfecter les mains à la plage ou au restaurant vous pouvez prendre un petit flacon de savon liquide avec vous. 

La solution hydroalcoolique doit être une option possible uniquement lorsque vous n’avez pas accès au savon. Cela vous évitera les désagréments qui découlent d’une utilisation trop intensive et des éventuels risques lors d’une exposition au soleil.

Ne pas laisser le flacon de gel hydroalcoolique en plein soleil

Comme vous le savez, les gels désinfectants plébiscités pour se laver les mains lorsque vous n’avez pas accès à un point d’eau se composent, entre autres, d’alcool, à un pourcentage plus ou moins élevé. Avec les fortes températures estivales qui arrivent et de possibles départs en vacances, peut-être, en avez-vous laissé un flacon dans la voiture. 

L’éthanol ou l’isopropanol contenus dans ces gels sont inflammables au contact d’une flamme uniquement. Ainsi, contrairement à certaines images qui ont circulé, le flacon ne peut pas prendre spontanément feu dans votre voiture, même laissée en plein soleil. 

Si l’éthanol est classé parmi les produits inflammables, c’est, car il prend très facilement feu au contact d’une source de chaleur. Cependant, pour l’auto-combustion du produit, il faut atteindre une température de 400 °C. On est bien loin des températures maximales possibles à l’intérieur de la voiture, même garée toute une journée en plein soleil lors d’une période de canicule.

Quelques précautions à prendre tout de même si vous laissez le gel hydroalcoolique au soleil :

  • Ne pas l’utiliser directement, car il peut être brûlant ;
  • Le ranger dans la boîte à gants pour éviter un éventuel, mais peu probable, effet loupe avec un autre objet laissé à côté.

Même s’ils sont une solution pratique pour se désinfecter les mains, les gels hydroalcooliques ne doivent pas se substituer à l’utilisation du savon. Cette solution nomade doit rester ponctuelle pour votre santé et ne pas être utilisée lorsque votre peau est en contact avec le soleil et ses UV.

Avec l’épidémie de coronavirus, de nouvelles habitudes sont venues s’installer au quotidien. La distanciation physique ou le lavage des mains ne représentent aucun danger supplémentaire, cependant l’association du gel hydroalcoolique et du soleil est à risque.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Loïc

Professionnel de santé, diplômé en masso-kinésithérapie, je m’intéresse aux pratiques de soin centrées sur la personne. Conférencier et formateur, j'exerce depuis plus de 15 ans. J'ai complété mes connaissances par une formation universitaire en Fasciathérapie (4 ans), l'apprentissage de la Microkinésithérapie (3 ans), des Réflexologies (5 ans), du Shiatsu (Minna san do so). L'aromathérapie, l'hydrolathérapie, la gemmothérapie et l'homéopathie sont venues enrichir mon travail pour rendre la personne actrice de son soin et autonome.