La vaccination au Covid-19 est-elle la seule solution ? Regard de la Permathérapie

Cet article est lu en 22 minutes, le temps de prendre une petite tisane et une belle respiration ?

Depuis le début de la pandémie, on nous parle de la vaccination comme solution ultime. Une année de course au vaccin entre les différents laboratoires, et maintenant cette vaccination devient presque obligatoire… Mais est-ce la bonne solution ? Et surtout, est-ce la seule solution ? Je vous apporte dans cet article le point de vue de la Permathérapie : un regard transverse et intégratif, qui s’appuie sur des données scientifiques.

La question du vaccin est une question qui a toujours été compliquée et a toujours divisé, aujourd’hui plus encore. Je ne souhaite pas donner un avis, car cet avis, et nous le redirons, vous appartient. Toutefois, j’espère vous aider à faire votre propre choix au travers de cet article.

Avertissement

J’ai souhaité, dès la création de Se Soigner Autrement, apporter une information la plus accessible possible, en limitant au maximum le jargon et les concepts complexes. Je vais ici faire exception. Sans prétendre à l’exhaustivité, je vais tenter d’être le plus complet possible afin que vous ayez le plus d’éléments pour faire votre choix. Certains concepts, présentés ici, sont propres à la Permathérapie, ils offrent un regard un peu différent sur la physiologie.

La physiologie n’est ni une science ni un métier, c’est un point de vue

Ralph W. Gerard, neurophysiologiste
Après une année de course au vaccin entre les différents laboratoires... Voici le point de vue de la Permathérapie : un regard intégratif


Notre organisme peut se comprendre comme étant constitué de 13 grands Systèmes. Parmi ces systèmes, quatre sont dits fondamentaux. Ce sont eux qui permettent de maintenir les fonctions de base indispensables à toute forme de vie. Tous les autres systèmes sont sous l’égide de ces quatre systèmes.

Ces quatre systèmes sont le Système Nerveux, le Système Hormonal, le Système Tenségral (os, muscles, ligaments, fascias) et le Système Immunitaire. Ici nous nous concentrerons sur ce dernier. Il faut savoir que les trois autres systèmes vont interagir en permanence avec lui.

L’immunité, en quelques lignes

Cela peut sembler incongru de présenter l’immunité, nous avons tous entendu des centaines de fois la fonction basique du système immunitaire.

Il y a d’un coté les gentils, nous (le soi), et de l’autre les méchants, les autres (le non-soi). Et entre les deux, le système immunitaire qui veille au grain, prêt à en découdre…

Cette vision héritée de découvertes de la première partie du XXe siècle est à la frontière entre un patriotisme de bon aloi et un mauvais remake de Star Wars. Pourtant, nous avons énormément avancé dans notre compréhension du système immunitaire.

Et cette vision, simpliste, est loin de faire l’unanimité, d’autant qu’elle ne représente que très mal la réalité.

Quelle est sa fonction de base ?

On entend souvent dire que le Système Immunitaire est là pour éliminer les intrus. Sans être totalement faux, ce n’est pas sa fonction première. Le Système Immunitaire est là pour réguler les populations et pour favoriser la construction à l’intérieur de l’organisme. Il prend en charge ce qui concerne la réparation des tissus qui ont été endommagés ou qui doivent être modifiés.

Notre Immunité a pour fonction principale la régulation des populations au sein de notre organisme. Les populations de nos cellules mais aussi toutes les autres. Ces milliards de milliards d’autres bactéries, virus et micro-organismes en tout genre avec lesquels nous grandissons et évoluons chaque jour. Cela représente pas moins 3,9.1013 êtres vivants ou organismes moléculaires (virus).

Il s’assure donc que les populations en présence ne soient pas supérieures aux capacités d’accueil de l’organisme.

Les microbiotes

Ces populations vous l’avez bien compris correspondent également aux célèbres microbiotes. Ces microbiotes sont présents dès qu’il y a une ouverture à l’extérieur.

Le plus célèbre est bien sûr le microbiote intestinal, globalement celui du système digestif. Il n’est pas le seul, loin de là. Il en existe sur notre peau, notre bouche, notre vessie, nos organes génitaux et même dans nos poumons !

C’est évidement le microbiote de nos poumons et plus largement du Système Respiratoire, qui va nous intéresser ici. Et il ne s’agit pas là d’une découverte récente.

fait important et incontestable, la présence dans la plupart des poumons sains de microbes pathogènes habituels des voies respiratoires

Beco, 1899

Et pourtant, rares, trop rares, sont les professionnels de santé qui prennent en compte cette donnée. Car, si l’importance du microbiote digestif n’est plus à démontrer dans le bon fonctionnement de la digestion et de l’immunité, celle du microbiote du Système Respiratoire est au minimum éludée. Nous y reviendrons.

Pour les plus curieux d’entre vous, le microbiote pulmonaire est spécifique, il est constitué par différents micro-organismes dont des bactéries appartenant à Prevotella, Streptococcus, Veillonella, Fusobacterium et Haemophilus.

Gardons à l’esprit que certains microbiotes, dont celui du Système respiratoire, sont susceptibles de modifier les réponses inflammatoires de la personne.

Le Système Immunitaire : un garde-bâtisseur

Notre Système Immunitaire a donc un rôle de garde bâtisseur ou bien de référencement (selon le point de vue). Il va s’assurer que les microbiotes, et tout les agents extérieurs, ne se développent pas au-delà de l’acceptable. Il va les réguler quantitativement dans un premier temps, puis qualitativement.

On définit en effet deux principaux types d’immunité : humorale (innée – quantitative) et cellulaire (adaptative – qualitative). L’immunité humorale implique une réponse rapide, tandis que l’immunité cellulaire agit de manière plus lente mais plus pérenne.

La première est très efficace dans les premières années de vie, l’autre se développe au fur et à mesure de la vie. Dit autrement, plus nous vieillissons plus nous sommes à même de répondre spécifiquement à ce que nous rencontrons, moins nous sommes à même de gérer la nouveauté.

L’immunosénescence, présentée comme « normale » chez la personne âgée, n’apparait en réalité que très tardivement. Elle n’est de plus pas systématique et répond à des situations d’altération de l’état général de la personne (co-morbidité) et de facteurs environnementaux délétères.

Une infection est une rencontre

Lorsque notre organisme, et tout ses microbiotes, rencontrent une bactérie, un virus, un parasite, un élément infectieux nouveau, il y a donc deux types de rencontres qui se font. Une rencontre avec le Système Immunitaire et une deuxième avec les microbiotes présents à l’intérieur.

Cette rencontre avec notre propre organisme va être gérée directement par le Système Immunitaire qui vient s’assurer que les éléments présents soient régulés et que leur présence ne soit pas excessive.

C’est ainsi qu’on va pouvoir avoir à l’intérieur d’un organisme des virus qui vont être présents, mais dont la prolifération sera régulée tant que le Système Immunitaire sera accordé. On pense évidemment ici à l’herpès (et globalement aux virus de la même famille), qui est présent chez beaucoup d’entre nous mais ne se développe que lorsque le Système Immunitaire lui en laisse la possibilité.

Certaines rencontres sont plus délicates que d’autres. Ainsi certains agents infectieux peuvent être plus virulents et agissent de manière très puissante. A tel point que le Système Immunitaire n’arrive pas à les réguler. Ces agents sont très peu nombreux (quelques dizaines parmi des millions des variétés différentes). Ils ont un taux de létalité (risque mortel) élevé (supérieur à 50%).

Cette rencontre entre un agent infectieux et nos microbiotes est beaucoup moins connue. Cela fait peu de temps qu’on étudie et qu’on travaille sur cette relation. Et pourtant, elle est assez éclairante sur les réactions massives qui peuvent exister chez des personnes qui sont en contact avec des virus spontanément peu agressifs.

Il existe de nombreuses interactions mutuelles importantes entre les virus et les microbiotes. Ceux-ci peuvent prévenir, supprimer ou même aggraver les infections virales.

Les virus de la famille des coronavirus par exemple, sont des virus peu agressifs. Cependant, dans certaines situations, ils peuvent montrer une réaction extrêmement forte. Cette réaction est due à la réponse du Système Immunitaire ainsi qu’à la relation entre nos microbiotes et le virus.

Nous nous restreindrons pour la suite au virus, et en particulier au SARS-CoV2.

Comment traiter ce genre d’infection virale ?

Afin de choisir un traitement adapté, nous devons prendre en compte les différents Systèmes et mécanismes en jeu.

Soutenir le Système Immunitaire

Il s’agit là de l’axe privilégié en médecine. Nous allons chercher une manière d’éliminer l’agent ou d’améliorer la réponse immunitaire. Dans le cas des infections virales, il s’agit plus de développer cette deuxième option.

Avant d’aller plus loin, il faut comprendre que l’objectif de la pharmacie est de trouver un traitement pour limiter ou éliminer une pathologie le plus rapidement possible, avec le moins de produits possible et avec le moins de réactions autres que celle visée (effets secondaires).

Cet objectif implique que les recommandations d’hygiènes quotidiennes et les pratiques non médicamenteuses ne constituent pas un traitement satisfaisant.

Dans le cas du COVID-19, différentes expériences et tentatives ont été et sont menées dans ce sens sans qu’aucune approche n’ait fait l’unanimité( dont certaines utilisant les huiles essentielles). Les soins prodigués en réanimation sont des soins palliatifs qui cherchent avant tout à limiter les effets de la pathologie afin de laisser le temps à l’organisme de réorganiser sa réponse immunitaire.

L’autre option qui a été explorée, est donc le vaccin.

La vaccination

La vaccination est une méthodologie d’action plutôt qu’un principe actif. Son principe est relativement simple : on met l’organisme en présence de l’agent infectieux qu’il doit reconnaitre sans que cela ne développe la pathologie.

L’évolution technologique a amené de nouvelles données permettant d’affiner ce principe. Nous sommes arrivés à ne présenter qu’un fragment de l’agent puis qu’un élément permettant à l’organisme de produire directement ce fragment afin de permettre une réponse encore plus précise.

Les cellules musculaires, mises en contact avec le vaccin lors de l’injection, vont être amenées à produire une protéine, la fameuse protéine Spike (protéine S), qui est reconnue par le Système Immunitaire. Cette protéine est en quelque sorte la clé permettant à la fois au virus d’intégrer une cellule et au Système Immunitaire de l’identifier.

Cette dernière technologie est très controversée, cependant nous pouvons lui reconnaitre qu’elle limite considérablement les éléments annexes (adjuvants) utilisés jusqu’aujourd’hui dans les vaccins (cf. objectifs de la pharmacie).

Les risques à moyen et long termes du vaccin contre la COVID-19 sont à l’heure actuelle impossibles à envisager ou même à évaluer. Les effets secondaires d’un vaccin sont analysables dans les 6 à 8 semaines qui suivent l’injection. Ensuite, trop de paramètres rentrent en ligne de compte pour les attribuer directement au vaccin.

Statistiquement, ces vaccins présenteraient relativement peu d’effets secondaires. Il importe ici, encore une fois, de bien comprendre que ces données statistiques ne rendent pas compte de la réalité mais d’un point de vue sur certains contextes. Il existe malgré tout un certain nombre d’effets à envisager, nous y reviendrons.

Il ne s’agit évidemment pas là de questionner l’aspect obligatoire de la vaccination parce qu’il n’est plus question ici de médecine ou de soin. On entre là dans un univers complexe où, la plupart du temps, ce qui est présenté comme justification navigue, sans contextualisation, des situations personnelles à des situations sociales. Nous cherchons ici seulement à comprendre si la vaccination est réellement la seule issue.

Notre réaction au virus COVID-19

Afin de comprendre comment nous réagissons à ce virus en particulier, je vous propose de l’envisager en prenant en compte ce que l’on nomme en Permathérapie, les Contextes.

Les Contextes sont au nombre de 4. Ils nous permettent d’envisager 4 facettes qui influencent notre expression des pathologies, que l’on nomme le Terrain. Ici notre réaction à l’infection.

Contexte Héréditaire

Premier contexte, il correspond aussi bien à notre histoire génétique, qu’à notre histoire personnelle. En effet, l’avènement de l’épigénétique, nous a permis de comprendre que l’expression voire même la présence d’un gène pouvait être influencé par les évènements que nous vivions, ainsi que notre façon de les vivre.

L’expression épigénétique n’est a ce jour pas suffisamment documentée pour nous permettre ni de l’influencer ni de l’analyser. Elle correspond à tous les évènements physiques ou psychiques qui interfèrent sur l’expression de notre génome.

La génétique est, quant à elle, très documentée.

Il a été montré que certains troubles chromosomiques comme la Trisomie 21 étaient beaucoup plus à risque de développer une forme grave, voire mortelle du COVID-19 (risque multiplié par 23).

L’identification de facteurs génétiques a permis d’identifier 13 loci (locus : position d’un gène) qui sont associés à des manifestations graves de COVID-19. Un d’eux correspondrait à une susceptibilité, c’est-à-dire que sa présence rendrait plus sensible à l’expression d’une forme symptomatique. 

Plusieurs de ces loci correspondent à des sensibilités à des maladies pulmonaires ou auto-immunes et inflammatoires. Nous pouvons ici penser alors qu’une sensibilité pré-existante aux infections pulmonaires (infections à répétition) et ou la présence d’une pathologie auto-immune augmente le risque et d’une forme symptomatique, et de développement d’une forme grave.

Il ne s’agit pas là d’une information révolutionnaire, globalement le bon sens nous aurait amené à la même conclusion. Cependant nous ne voyons ici qu’une des causes de susceptibilité.

Contexte de Vie

Le Contexte de Vie correspond à ce qui nous concerne directement en tant qu’organisme. Nous excluons ici l’impact des microbiotes.

Nous retrouvons ce que l’on nomme classiquement les facteurs de risques. Parmi eux nous allons retrouver tous les troubles (et traitements) qui viennent impacter le Système Immunitaire. Ceux-ci concernent aussi bien notre état, qu’il soit physique ou psychique.

Notre état pondéral est souvent présenté comme un facteur de risque important. Il est bon de préciser que le résultat de notre IMC [Indice de Masse Corporelle = le poids (en kg) divisé par le carré de la taille (m)], dont l’utilisation systématique est discutable, n’est pas un facteur suffisant. Notre niveau d’activité physique est beaucoup plus représentatif. La limitation du périmètre de marche est un facteur de risque majeur.

Autre point appartenant à ce Contexte : notre âge. Depuis maintenant plus d’un an sont désignées à risque les personnes de plus de 65 ans. A quoi correspond cet âge ?

En fait, cet âge ne représente aucune réalité biologique. Il correspond à un choix arbitraire dans l’analyse des données chiffrées. Plus qu’arbitraire, il correspond dans nos sociétés à un cap, celui de la retraite.

Entre 0 et 20 ans, le risque est extrêmement faible. Au delà et jusqu’à 40ans, il est très faible. Passées la tranche d’âge de 40 à 45 ans, les risques de formes graves évoluent régulièrement jusqu’à 80 ans environ où après le risque devient particulièrement élevé.

L’âge n’est donc pas forcément en tant que tel un facteur de risque conséquent. Il est un marqueur de l’évolution du Système Immunitaire. Plus nous avançons en âge, moins notre capacité gérer l’inconnu, la nouveauté, est développée.

Contexte Social

Dans ce Contexte, nous allons prendre en compte tout ce qui va concerner l’influence de l’extérieur sur notre intérieur. Nous allons ici retrouver nos fameux microbiotes. Sans rentrer dans les détails de son fonctionnement et de sa composition, voyons certains facteurs qui influencent sa composition.

L’humain est un être social qui fonctionne par groupe, par tribu. Il existe une cohérence microbiotique entre les différents membres d’un même groupe. Cette cohérence microbiotique nous donne une sensibilité à certaines pathologies.

Dans un même groupe cette sensibilité est du même ordre. Ça ne veut pas forcément dire que c’est la même sensibilité. Mais globalement, il y a une sensibilité qui est proche. Dans ces groupes de personnes, on va retrouver les cercles très proches, le conjoint, les enfants. On va retrouver également de manière un petit peu plus large, tous les amis qui sont avec nous de façon très régulière. Plus on va voir la personne de façon régulière, plus cette cohérence du microbiote va se mettre en place.

Ce sera d’autant plus vrai pour les microbiotes cutané et respiratoire.

Il ne s’agit pas simplement de s’embrasser ou de se toucher. C’est également le fait de vivre dans le même lieu. Ce qui fait que les personnes qui vivent dans un même immeuble, dans un même bâtiment, vont avoir une certaine cohérence microbiotique puisque notre immeuble sera par nature composé de tous ses habitants, mais également de tous les microbiotes présents dans les lieux. On peut ne pas connaître son voisin et avoir un microbiote qui est proche de lui du fait du même du lieu de vie.

C’est exactement ce qui se passe lorsqu’un boulanger travaille son levain. Il faut du temps avant de construire le microbiote du lieu, même s’il respecte toutes les normes d’hygiène, s’il veut créer un « élevage » de levures qui soit efficace.

Ce n’est pas qu’une question d’être propre ou non. Il ne faut pas confondre hygiène et désinfection. C’est juste inhérent à notre vie : on vit au milieu de bactéries et de virus en permanence. Leur présence nous est indispensable. Elle participe à notre santé individuelle et favorise l’évolution de notre espèce.

Dans un but pédagogique, nous avons eu l’occasion de voir régulièrement des images montrant un virus infectant une personne. En général, cette image montre que le virus entre par la bouche et le nez, descend jusqu’au poumon et là se développe. Cette représentation au delà d’être simpliste est totalement fausse et modifie notre manière de comprendre ce qu’est un infection virale respiratoire.

En réalité, le virus rencontre d’abord le microbiote buccal, puis pénètre les tissus au niveau de la sphère ORL. Ce n’est que beaucoup plus tard qu’il sera en contact avec les poumons. A ce moment sa présence sera alors suffisamment ancrée (multiplication du nombre de virus) pour que l’infection s’exprime pleinement.

Nous pouvons enfin ici ajouter que la pollution atmosphérique entre également en compte dans la susceptibilité à ce coronavirus.

Contexte Médical

Nous abordons ici notre propre manière de réagir à une pathologie. On retrouve ici ce que nous nommons en Permathérapie les Tendances. Ces Tendances sont au nombre de 3 : Infection, Inflammation et Sclérose.

Elles correspondent à trois types d’expressions d’une pathologie. L’organisme est en permanence entrain de s’adapter aux différentes situations qu’il rencontre. Lorsque la réponse est adaptée à la situation, on dit que la personne est accordée. L’organisme répond alors de manière juste et proportionnée. La personne peut être perturbée mais la pathologie ne s’exprime pas. Dans certains cas, la réponse peut être inadaptée. L’organisme va mettre en place un mécanisme de manière excessive ou insuffisante.

Dans le cas de l’Infection il s’agit de notre réponse directe à ce qui vient de l’extérieur (que ce soit physique ou psychique). Dans le cas de l’Inflammation, ce sont les mécanismes qui préparent la reconstruction, l’adaptation qui ne sont pas justes. Enfin dans le cas de la Sclérose, une immobilité apparait là où il devrait y avoir la reconstruction.

Dans les infections virales, nous allons dans un premier temps chercher à nous adapter à la présence du virus (régulation de la population). Quand la réponse n’est pas adaptée, elle pourra s’exprimer préférentiellement avec une des 3 Tendances que je viens de citer.

Certaines personnes, avec une Tendance Infection, seront plus sensibles aux éléments venant de l’extérieur (pollution de l’air, autres agents infectieux, etc.). Il s’agit là typiquement des personnes qui vont présenter dans les formes les plus graves, un orage cytokinique (emballement du Système Immunitaire) dans un contexte de forte réplication virale.

D’autres personnes présenteront une Tendance Inflammation et répondront par une réponse inflammatoire excessive (orage cytokinique avec présence de cytokine pro-inflammatoire et peu d’interféron de type I).

Enfin les personnes qui sont plus sujettes à la Tendance Sclérose, ne présenteront pas d’orage cytokinique mais une réponse insuffisante (immobilité) à l’ampleur de l’infection.

Suis-je ne bonne santé ?

Nous comprenons ici que la simple qualification de « en bonne santé » n’est pas suffisante pour comprendre pourquoi telle ou telle personne a déclenché une forme sévère de COVID-19. En effet, cette dénomination est un point de vue très subjectif qui ne prend pas en compte pour un observateur extérieur tous ces paramètres.

Notre état de santé tel qu’il est définit par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) n’est pas suffisante pour nous éclairer sur notre capacité ou pas à nous adapter à une situation nouvelle ou à un agent infectieux nouveau.

Le concept d’accordage prend en compte les différents Contextes tels que nous les avons définis et nous permet également d’envisager notre capacité d’adaptation.

Connaître nos Contextes, en prenant en compte :

  • notre constitution
  • nos particularités
  • nos interactions avec l’écosystème que nous formons
  • et nos modalités de réponses face à la pathologie,

est à priori plus riche d’information pour nous permettre d’envisager notre susceptibilité à l’infection ainsi que nos risques de réponses graves.

Notre réaction au vaccin

La vaccination permet, statistiquement, de limiter l’impact d’un virus sur une population. Il s’agit d’une observation qui par définition ne représente pas une situation individuelle.

Un vaccin, c’est avant tout une injection. Une piqûre, quelle qu’en soit la nature, est un acte qui vient altérer l’intégrité de la personne. Ce qui altère l’intégrité de la personne modifie la personne dans une direction non prévisible. Il est certain qu’une piqûre altère moins qu’une opération à coeur ouvert ! Cependant il ne faut pas négliger ce point. En soin, on doit toujours chercher à maintenir l’intégrité de la personne le plus longtemps possible.

Les différents niveaux de réaction au vaccin doivent être envisagés selon les Contextes que nous avons abordés dans le chapitre précédent. Car si les réactions indésirables graves sont, fort heureusement, relativement peu nombreuses, il existe un certain nombre de réactions qu’il ne faut pas ignorer et dont la présence peut nous interroger sur la pertinence du vaccin, ou du moins sur le meilleur moment pour le réaliser si on le souhaite.

A titre d’exemple, une personne qui aurait tendance à réagir facilement par des inflammations, a de fortes chances de développer une inflammation suite à l’injection. Cette inflammation peut devenir particulièrement gênante si elle s’inscrit dans une période où la personne présente déjà une inflammation. C’est ainsi que des parodontoses ou des otites deviennent beaucoup plus délicates à traiter.

Vaccin, un acte responsable ?

Nous venons de voir que la vaccination n’était pas systématiquement la solution la mieux adaptée. Se pose alors la question de notre responsabilité sur la santé de nos proches et plus largement des personnes que nous rencontrons.

Il s’agit là d’une question complexe. Notre aptitude à la culpabilité est ici un frein au raisonnement. En soi ce n’est pas un problème, il faut simplement le garder à l’esprit.

Se considérer responsable de la santé de nos proches, c’est aussi considérer que ces personnes ne sont pas responsables d’elles-mêmes. En poussant le raisonnement, nous pouvons aller jusqu’à considérer que nous avons un pouvoir sur la santé des personnes qui nous entourent. Que cette personne soit très jeune, très âgée ou encore gravement malade ne change pas les choses. Nous avons la responsabilité de respecter l’autre dans son intégrité.

Cette intégrité va concerner le Contexte Social. Nous n’avons aucun rôle à jouer dans les autres Contextes de la personne si ce n’est éventuellement l’accompagner (et c’est le rôle des soignants) dans la compréhension de son fonctionnement et lui apporter des pistes pour lui permettre de s’accorder.

Quelques points surprenant…

Pour terminer j’aimerais attirer votre attention sur quelques points surprenants. Loin de moi l’idée de penser qu’il y a une intention derrière, il s’agit surtout de relever des incohérences dans le discours actuel.

Concernant les enfants

Actuellement la vaccination des enfants en dessous de 12 ans n’est pas possible. Les données de recherche n’étant pas suffisantes.

A l’heure où j’écris cet article, 2 laboratoires, très engagés dans le développement de vaccin, ont annoncé qu’ils reportaient la publication de leur étude sur l’effet des vaccins chez les enfants de 5 à 11 ans, et devaient augmenter les cohortes.

Sachant que les contaminations sont le plus souvent asymptomatiques chez les enfants, nous pouvons à juste titre nous questionner sur l’intérêt de vacciner les enfants et plus globalement les jeunes. La réponse qui est avancée est que les jeunes sont des vecteurs de la maladie. C’est un fait. Cependant sans pour autant être un problème. En tant que vecteurs asymptomatiques, il mettent en place d’eux-mêmes une immunisation. Cette immunisation, même si elle est moins « puissante » que celle permise par le vaccin à l’avantage de pouvoir se répéter sans dommage et d’atteindre un niveau d’immunisation suffisant et adapté au variants qu’ils peuvent rencontrer.

De plus les doses administrées ne s’avèrent pas pertinentes comme l’indique Infovac-France dans son abécédaire sur la vaccination, une demi-dose serait plus efficace chez les moins de 25 ans mais on continue à conseiller une vaccination avec une dose complète.

Enfin il est intolérable de lire aujourd’hui à propos des résultats des études menées sur la vaccination des enfants, je cite : « Il y a toujours un prix humain à payer pour la connaissance », Dr Paul A. Offit, siégeant au comité consultatif du CDC (Center for Disease Control and Prevention) sur les pratiques de vaccination.

Il me semble important de préciser que des travaux suggèrent fortement que la vaccination BCG suffise à elle-seule à limiter les formes graves chez les sujets qui ne sont pas à risque. Cette vaccination (qui n’utilise pas la technologie à ARN) a un impact épigénétique influençant notre immunité.

Impact à long terme

L’impact de la vaccination à long terme n’est pas et ne peut pas être évaluée comme nous l’avons vu plus haut. Cependant, l’argument comme quoi l’ARN du vaccin disparait rapidement (environ 10h) dans l’organisme et les protéines Spike synthétisées n’ont pas la virulence de celles du vaccin, ne sont pas suffisant pour se projeter dans l’avenir.

Le scandale du Distilbène nous a appris que l’effet de certains médicaments pouvait très largement dépasser la durée de vie des principes actifs chez une personne. Il est question dans ce drame de 3 générations concernées.

Les virus ont un rôle majeur dans l’évolution des espèces et leur présence est souhaitable aussi bien d’un point de vue collectif qu’individuel. Nous avons pris l’habitude de chercher une cause au décès d’une personne. C’est rassurant. Mais comme nous l’avons vu, de nombreux paramètres entrent en ligne de compte. Une pathologie n’a jamais qu’une seule cause. Elle est l’expression d’un contexte particulier.

Ce virus appartient désormais à notre écosystème. L’histoire nous a appris que nos interventions pour modifier les écosystèmes sont souvent à l’origine de revers violents et délétères. Prendre soin de la Terre, ce n’est pas seulement protéger les koalas et les baleines. C’est aussi considérer la place des micro-organismes, comprendre leurs fonctionnements et apprendre à vivre avec eux.

Une solution de facilité

Sans dénigrer l’incroyable mouvement de recherche qui s’est mis en place autour de cet agent infectieux depuis près de 2 ans, nous entendons régulièrement que la vaccination est la seule solution, alors qu’elle est surtout une solution de facilité.

Ce discours est fondamentalement à l’opposé de la démarche scientifique et ne rend pas compte de la réalité.

Il faut reconnaître qu’elle peut être considérée comme la solution la plus adaptée dans des situations particulières où les risques de développer une forme grave sont importants.

Il existe de nombreuses pistes de préventions et de traitements qui peuvent s’appliquer spécifiquement à chacun pour peu que nous soyons informés. J’espère par cet article y contribuer.

Beaucoup des autres propositions n’entrent en effet pas dans le cadre d’une solution standardisée. Elles impliquent bien souvent l’intervention d’un praticien de santé. Mais n’est-ce pas là leur rôle ? Celui de chercher et de proposer le traitement qui semble adapté à la personne.

Qu’il s’agisse de Médecine Conventionnelle, de Médecine Chinoise, de Naturopathie ou encore de Permathérapie, les objectifs sont les mêmes. Apporter à chaque personne des propositions de soins adaptées et refuser les protocoles qui ne reflètent pas une réalité individuelle.

Sources :

Cet article a 20 commentaires

  1. Berne

    Merci Loic. Il est temps de porter notre voix!

  2. PONCET

    Bravo ! Excellente analyse

  3. Corgier Pierre

    Merci pour cet article de fond qui ne peut pas donner lieu à polémique. En définitive, l’important ce sont les deux dernières lignes !
    Merci de continuer votre travail, aussi bien de recherche que d’information.
    Cordialement. Pierre

  4. Chuniaud Patricia

    Très intéressant. Merci

  5. Gerry

    J’ai beaucoup apprécié votre analyse. Merci et bravo

  6. Amos

    Merci pour ce bel article et une conclusion tellement simple et vraie!

  7. Verrier

    Très explicite et pédagogique. Du haut niveau ! Bravo et merci.

  8. Alice

    Merci! Très clair et intéressant ! Il y a juste un point sûr lequel je me questionne…la majeur immunisation donnée par le vaccin par apport au virus contracté naturellement. Est-ce que les formes asymptomatiques correspondent à une mineur charge virale? Ou à une réaction différente au virus? Car les personnes ayant eu le Covid-19 serait mieux immunisées que les vaccinées.

    1. Loïc

      Vos questions sont pertinentes. Ce sont des points que je n’ai pas abordé en détail pour ne pas alourdir cet article déjà fort long!

      Lorsque le système immunitaire identifie un agent infectieux il va utiliser les protéines en surface. Cependant ces molécules peuvent être de différents type. Lorsque cet agent mute ce sont ces molécules qui peuvent varier.
      Le choix de la protéine Spike vient de là, c’est elle qui présente la plus grande stabilité et a le moins de risque de muter.
      La vaccination est donc statistiquement plus pérenne que l’immunisation spontanée.
      Ce qui ne change pas le fait qu’une immunisation spontanée aura l’avantage d’apporter un premier niveau de réponse permettant de créer progressivement une immunité solide (à chaque rencontre une nouvelle protéine peut être reconnue).

      Les formes symptomatiques ou asymptomatiques ne sont pas liées à la charge virale. Cette charge détermine seulement le fait qu’il y ait ou non suffisamment de virus pour qu’il agisse.

  9. MARIN

    Mon choix a été différent. Mais merci pour cet article qui donne, enfin, un peu de hauteur au débat et ne se contente pas de jugements à l’emporte-pièce vis-à-vis des personnes vaccinées.

  10. Pascale PRINCEAU

    Merci Loïc pour ce partage très instructif et très intéressant.

    1. Bob

      Je suis navré par ce texte toutefois bien orientée contre la vaccination covid. A priori il pourrait laisser penser qu’il pèse le pour et le contre de manière impartial. A charge et à décharge.

      « Qu’il s’agisse de Médecine Conventionnelle, de Médecine Chinoise, de Naturopathie ou encore de Permathérapie, les objectifs sont les mêmes. Apporter à chaque personne des propositions de soins adaptées et refuser les protocoles qui ne reflètent pas une réalité individuelle.  »

      Alors oui, nous sommes tous d’accord pour s’accorder pour une adaptation de la prise en charge des différents patients. Mais quels sont les différentes propositions (hors médecine) qui sont proposés ?
      Au passage, être responsable de ses proches, c’est aussi faire preuve d’empathie et prendre soin d’eux.
      Il faudrait arrêter d’agir comme des gros cons égoïstes et le monde se porterait beaucoup mieux.

      1. Loïc

        Merci pour votre retour.
        Vos remarques m’interpèle car la relecture de l’article me donnait l’impression de montrer que j’étais pour le vaccin.
        Pour dissiper les doutes, tout de suite, je ne suis ni pour ni contre. Comme je le dis en conclusion, je me questionne plus sur l’intérêt de la vaccination individuellement, face à chaque personne que je rencontre.
        Les propositions des approches, quelles soient conventionnelles ou non, sont nombreuses. Chacune utilisant les outils qui lui correspondent (molécules de synthèses, complémentation, alimentation, pratique corporelle, etc.)

        J’entends votre remarque sur notre responsabilité. Nous n’avons visiblement pas la même définition de l’empathie.

        Quant à votre conclusion, je crains que le jugement ne soit pas la meilleure voie pour un monde meilleur.

  11. Nicolas Hennion

    Merci pour cet article que j’attendais avec impatience !

    ce avec quoi je repars (entre autres) :
    – une très belle intro à la permathérapie 🙂
    – le système immunitaire comme régulateur de populations : c’est lumineux !
    – les différents contextes
    – le biais très répandu de sous-estimer les microbiotes autres qu’intestinaux
    – les questions sur la vaccination des jeunes alors qu’ils s’auto-immunisent déjà très bien tout seuls contre le covid ( si je raccourcis un peu)
    – la notion de responsabilité

    Une question qui me chatouille plus que les autres :
    je m’interroge de plus en plus sur la notion d’immunité collective ( que ce soit dans l’absolu ou dans le cas spécifique d’un coronavirus qui semble muter plus vite que son ombre).
    J’ai l’impression que cette notion a traversé le XXe siècle alors que les hypothèses sur lesquelles elle est basée ont toutes été démontées.
    Etant donné que c’est censé être l’objectif poursuivi par les autorités avec cette marche à la vaccination, ça m’interroge d’autant plus ! aurais-tu de quoi nous éclairer ?

    Merci !

  12. Extier

    Un article à lire et à relire car on oublie qu’en médecine on doit garder l’humain comme priorité. Chaque choses qui interagissent avec notre système immunitaire font de nous ce que nous sommes.
    Je suis soulager de voir que je ne suis pas la seule à voir du non sens dans la vaccination collective obligatoire des enfants.
    Merci beaucoup

  13. Camille

    Merci pour toutes ces infos qui permettent d’avoir un avis medical et pas des idées de tout un chacun.
    J’aurai aimé, puisque c’est le nerf de la guerre, savoir quels sont les risques de la vaccination, notamment celle à l’arn. Merci

    1. Loïc

      C’est en effet une grande question pour laquelle il faut préciser notre niveau d’attente.
      Actuellement les risques sont identifiables sur 8 semaines. Globalement sur cette période, ils sont relativement faibles.
      Au delà, il est extrêmement difficile de les évaluer précisément.

  14. Esmeralda

    merci de cette excellente analyse !

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Loïc

Professionnel de santé, diplômé en masso-kinésithérapie, je m’intéresse aux pratiques de soin centrées sur la personne. Conférencier et formateur, j'exerce depuis plus de 15 ans. J'ai complété mes connaissances par une formation universitaire en Fasciathérapie (4 ans), l'apprentissage de la Microkinésithérapie (3 ans), des Réflexologies (5 ans), du Shiatsu (Minna san do so). L'aromathérapie, l'hydrolathérapie, la gemmothérapie et l'homéopathie sont venues enrichir mon travail pour rendre la personne actrice de son soin et autonome.