Nos aliments médicaments…?

Vous avez déjà remarqué ces annonces que ce soit sur internet ou sur des magazines, vantant les mérites extraordinaires de tels ou tels aliments.

  • L’ananas brûle les graisses et fait chuter le cholestérol

    chaque aliment apporte son lot de bienfaits

    chaque aliment apporte son lot de bienfaits

  • l’ail prévient les AVC
  • la carotte soigne l’asthme
  • le concombre guérit de la goutte et fait chuter la fièvre…

Les exemples sont nombreux et se retrouvent partout : des éditeurs spécialisés dans les approches alternatives, à la presse grand public qui surfe sur la vague du tout naturel et de la dette de la sécurité sociale.

La première des questions que je me pose en lisant ces articles, que la curiosité me pousse aussi à lire, est…

à quoi cela sert-il ?

Faire chuter le cholestérol, traiter l’asthme ou soigner une inflammation articulaire sont de belles promesses auxquelles j’ai envie de croire. Elles répondent à cette petite voix intérieure qui nous souffle que la maladie doit être combattue. Qu’un ennemi venu de l’extérieur nous veut du mal et que c’est par l’extérieur que je peux m’en débarrasser. Et pourtant…

Cela mérite de comprendre un peu mieux de quoi on parle. Les aliments proposés sont systématiquement réduit à un ou plusieurs composés qu’ils contiennent. Que ce soit du souffre pour l’ail ou du potassium et du B-carotène pour la carotte, etc.

A chaque période son aliment à la mode !

A chaque période son aliment à la mode !

L’aliment devient un agglomérat de petites briques. Notre digestion allant récupérer ces petites briques pour remplir nos cellules.

Nous retrouvons là une des spécificités de notre vision occidentale : comprendre le monde à partir de sa composition, de ce qui le constitue. De la Grèce antique et sa théorie des 4 Eléments à l’exploration du plus petit grain de matière, la vie est comprise comme un ensemble de petite briques. L’alimentation ne déroge pas à ce constat.

Des aliments comme autant de petites briques

Et si nous allions un petit peu plus loin et que nous regardions les choses différemment, autrement. Les approches traditionnelles, d’où qu’elles proviennent, préfèrent le plus souvent observer les dynamiques en jeu. La digestion devient alors le lieu d’un équilibre entre ce dont le corps à besoin, ce qu’il est à même de faire et ce que l’aliment apporte, aussi bien dans sa composition que dans ses dimensions plus subtiles comme sa saveur ou encore la sensation qu’il procure quand on le mange (froid, frais, chaud, etc.). L’aliment n’est alors plus vu comme un ensemble de petites briques, il participe à un ensemble dynamique cohérent qu’il peut être amené à modifier si celui-ci s’y prête.

L’alimentation participe à notre équilibre, elle nous accompagne dans notre évolution. Elle est un des maillons de notre bien-être, un maillon important certes, mais pas le seul.

Votre consommation d’ail pourra être gigantesque, si vous conservez un rapport à la vie tout en pression, tout en force, le risque que vous déclenchiez un AVC sera toujours le même !

Quelle place pour l’alimentation dans notre santé

Veillons sur notre alimentation et faisons en sorte que cela soit un des composants de notre mieux-être. Il existe de nombreuses théories en diététique. Certaines prônent de tout cuire, d’autre de ne rien cuire. Certaines mangent tout ce qui leur passe sous la main, d’autres se refusent certains aliments. Vous trouverez un exemple de diététique ici.

Pour ma part, je ne pense pas qu’il y en ai une qui soit meilleure qu’une autre. Une qui soit LA vraie diététique d’un humain.

Attentif à nos besoins, à notre vitalité, notre santé, nous serons plus tenté par l’une d’entre elles à un moment de notre vie puis par une autre. Le premier point sur lequel devrait se poser notre curseur est : « est-ce que cela me fait plaisir ? » « est-ce que cela m’apporte de la joie ? »

Que je le justifie comme lié à une grande cause ou non, est-ce que mettre en place ce type d’alimentation me fait du bien ?

De plus certains aliments peuvent ne pas nous convenir… et convenir à d’autres. Il n’y a, en la matière aucune règle absolue !

Si nous constatons qu’ils ne sont pas bons pour nous, réduisons-les ou supprimons-les. Notre équilibre du moment ne s’en portera que mieux. Cela nous permettra de retrouver notre vitalité et pourquoi pas les réintégrer plus tard dans notre alimentation !

Alimentation et attention

Portons également notre attention sur comment nous mangeons, sur notre état d’esprit et notre façon d’être face à la vie. Notre comportement lors du repas (et même de sa préparation) a autant, si ce n’est plus, d’importance que le contenu de notre assiette !

Tout de nous est en fête

Tout de nous est en fête

Lorsque les fêtes arrivent, ne sommes-nous pas plus à même d’apprécier le contenu de notre assiette lorsque notre cœur est en joie… ?

 

Notre santé vient de notre intérieur et c’est d’ici que nous pouvons l’enrichir.

Prenez soin de vous,

Loïc

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