Véritables concentrés d’énergie vitale de plantes, les élixirs de bourgeons ont de nombreuses vertus thérapeutiques. Cette approche, moins connue du grand public que les huiles essentielles ou l’homéopathie, suscite légitimement des questions : la gemmothérapie est-elle sans danger ?
Que l’on parle d’aromathérapie, d’hydrolathérapie, de gemmothérapie ou d’homéopathie, le danger ne vient pas de la plante, mais de l’usage que l’on en fait. La première question à se poser est l’indication. Cela ne viendrait à l’idée de personne de prendre un traitement médical sans raison ! En gemmothérapie, c’est la même chose.
Prendre un extrait de bourgeon hypertensif quand on a de l’hypertension, cela ne signifie pas que l’extrait est dangereux. C’est une erreur d’indication. Faire appel à son bon sens est essentiel dans le choix d’un élixir de bourgeon.
Faisons le point sur ce qui est réellement risqué, ce qui est exagéré, et les bonnes pratiques à adopter.
Gemmothérapie : de quoi parle-t-on exactement ?
La gemmothérapie est une branche de la phytothérapie qui utilise exclusivement les bourgeons, jeunes pousses et radicelles frais des plantes, arbres et arbustes, c’est-à-dire leurs tissus embryonnaires. On doit son développement codifié au Dr Pol Henry dans les années 1960, et le terme « gemmothérapie » à son collaborateur, le Dr Max Tétau — « gemme » désignant à la fois le bourgeon et la pierre précieuse en latin.
Le bourgeon présente à sa base une zone méristématique constituée de cellules indifférenciées, qui se multiplient très rapidement au moment du débourrage. Ces cellules sont dites totipotentes : elles contiennent le potentiel de développement de la plante entière — racines, tiges, feuilles, fleurs et fruits. C’est cette concentration en principes actifs « primaires » qui fait tout l’intérêt de la gemmothérapie.
Comment sont préparés les macérats ?
Les bourgeons frais, cueillis au bon moment (généralement au début du printemps, lorsqu’ils sont à peine entrouverts), sont mis à macérer dans un mélange d’eau, d’alcool et de glycérine. Chaque solvant joue un rôle spécifique : l’eau extrait les sels minéraux, les oligoéléments et les tanins ; l’alcool extrait les alcaloïdes et les glycosides ; la glycérine extrait les huiles essentielles, les flavonoïdes et les vitamines liposolubles. Le résultat est appelé « macérat-mère » ou « macérat glycériné concentré ».
Macérat-mère ou D1 : quelle différence ?
Il existe deux grandes formes galéniques en gemmothérapie. Le macérat-mère (ou macérat concentré), développé par Philippe Andrianne, utilise directement le macérat obtenu avec les trois solvants, sans dilution supplémentaire. La posologie est alors de 5 à 15 gouttes par jour.
La forme D1, héritée de l’école homéopathique de Pol Henry et Max Tétau, dilue le macérat au dixième dans un mélange eau-alcool-glycérine. La posologie monte alors à 50 à 150 gouttes par jour. Aujourd’hui, la forme concentrée est la plus répandue en gemmothérapie.
Point important : c’est la présence d’alcool dans la préparation qui constitue le principal sujet de vigilance, et c’est aussi ce qui alimente la plupart des interrogations autour du danger de la gemmothérapie.
Les 4 vrais « risques » de la gemmothérapie (et les idées reçues)
1. L’alcool des macérats
C’est le point le plus concret. Les macérats de gemmothérapie contiennent de l’alcool comme solvant et conservateur. La concentration en alcool du produit final se situe autour de 30 à 35° pour un macérat-mère préparé selon la pharmacopée française. Ce taux varie selon les fabricants : certains, comme ceux qui suivent strictement la pharmacopée française, affichent 35 % d’alcool, tandis que d’autres se situent plutôt autour de 20 à 30 %.
Mais ce chiffre brut mérite d’être remis en perspective. À raison de 10 gouttes par jour de macérat-mère (une posologie courante), la quantité d’alcool réellement ingérée est d’environ 0,06 ml, soit une fraction infime comparée à une gorgée de vin ou de bière. Pour la forme D1, la quantité d’alcool par prise est environ dix fois moindre par goutte, mais le nombre de gouttes étant bien plus élevé, l’apport total peut être comparable.
Même si ces doses quotidiennes restent faibles, cela impose une prudence chez certains publics : femmes enceintes ou allaitantes, jeunes enfants, personnes en sevrage alcoolique, personnes épileptiques ou présentant une atteinte hépatique.
2. Le terrain et les interactions médicamenteuses
Les bourgeons travaillent sur le Terrain de la personne en profondeur. En Permathérapie, notre Terrain est l’ensemble des Contextes qui nous composent. C’est l’observation et la lecture de ces Contextes qui permettent de choisir le bourgeon adapté.
Mais cette action en profondeur signifie aussi que certains bourgeons peuvent interagir avec des traitements en cours. C’est le cas notamment avec les anticoagulants (les bourgeons d’aulne, de cornouiller, de peuplier et de ginkgo biloba sont à éviter dans cette situation), les médicaments cardiaques et les traitements hormonaux. Le bourgeon de cassis, par exemple, stimule les glandes surrénales et peut interagir avec certains médicaments cortisoniques ou antihypertenseurs. Le bourgeon de noyer peut interférer avec les traitements thyroïdiens.
Principe de prudence : si vous suivez un traitement médical, demandez systématiquement un avis professionnel avant d’ajouter un macérat à votre routine.
3. L’erreur d’indication
Les éventuels effets indésirables de la gemmothérapie sont souvent le fruit d’une erreur d’indication, bien plus que d’un problème de toxicité intrinsèque.
Chaque bourgeon possède des propriétés spécifiques : certains sont stimulants, d’autres drainants, d’autres encore agissent sur le système hormonal. Prendre un bourgeon au hasard ou parce qu’il est à la mode, sans tenir compte de son propre terrain, c’est s’exposer à des réactions inadaptées.
Un mauvais dosage peut également occasionner des troubles en relation avec le type d’action du macérat : avance des règles, maux de tête, réaction physiologique excessive.
Le danger ne vient pas du bourgeon, mais du choix inapproprié. Pour comprendre comment lire votre terrain, découvrez la physiologie autrement avec la Permathérapie.
4. La durée et le cumul
Les bourgeons peuvent être utilisés sur le long terme pour accompagner un terrain. Mais attention aux cures prolongées « par habitude », sans réévaluation.
Certains bourgeons qui sollicitent les surrénales (cassis, chêne, houx, séquoia) ne devraient pas être pris en continu sur de longues périodes sans faire de pauses de durée équivalente à celle de la prise.
Une cure de 3 semaines suivie d’une semaine de pause est un schéma classique et éprouvé. La réévaluation régulière de l’objectif et des effets reste indispensable.
Ce qui est souvent exagéré
On entend parfois que « les bourgeons sont toujours sans danger » ou, au contraire, que « c’est dangereux car pas assez étudié ».
La réalité se situe entre les deux. Les extraits de bourgeons ne sont pas dangereux quand ils sont bien employés, mais la forme galénique (présence d’alcool), le terrain de la personne et la justesse de l’indication comptent. Comme pour les huiles essentielles ou les hydrolats, le discernement est la clé.
Les bourgeons les plus courants et leurs précautions spécifiques
Chaque bourgeon a ses spécificités, et certains appellent une vigilance particulière en fonction des situations. Voici les précautions à connaître pour les élixirs les plus utilisés.
Cassis (Ribes nigrum)
Le bourgeon de cassis est le « couteau suisse » de la gemmothérapie : anti-inflammatoire, immunostimulant, antiallergique, il agit en stimulant les glandes surrénales. C’est justement cette action cortisone-like qui impose des précautions. Il est déconseillé en cas d’hypertension artérielle et doit être pris de préférence le matin, pour accompagner la sécrétion physiologique des corticostéroïdes (entre 8h et 10h). Les personnes sous anticoagulants doivent demander un avis médical avant de l’utiliser.
Romarin (Salvia rosmarinus)
Excellent draineur hépatobiliaire, le bourgeon de romarin est aussi un stimulant cérébral. Il est déconseillé en cas d’antécédents épileptiques et ne doit pas être pris le soir, sous peine de perturber le sommeil. Son action oestrogénique le rend également inadapté pendant la grossesse et en cas de cancer hormono-dépendant.
Séquoia (Sequoia gigantea)
Le bourgeon de séquoia est le grand tonique masculin de la gemmothérapie, avec une action sur les hormones surrénaliennes et androgènes. Il est contre-indiqué en cas d’antécédents de cancer hormono-dépendant et déconseillé pendant la grossesse. Comme pour le cassis, une vigilance s’impose en cas d’hypertension.
Framboisier (Rubus idaeus)
Le bourgeon de framboisier est le grand régulateur hormonal féminin. Il agit sur les sécrétions d’œstrogènes et de progestérone, ce qui le rend précieux pour les troubles du cycle et la ménopause, mais inadapté pendant la grossesse et en cas d’antécédents de cancer hormono-dépendant (sein, utérus, ovaire).
Figuier (Ficus carica)
Le bourgeon de figuier est le remède digestif et nerveux par excellence : calmant, rééquilibrant du système nerveux, bénéfique pour les troubles digestifs liés au stress. C’est l’un des bourgeons les mieux tolérés, adapté y compris aux enfants (une goutte dans un biberon pour l’endormissement, ponctuellement et avec accompagnement professionnel). Il présente très peu de contre-indications spécifiques en dehors de la prudence générale liée à l’alcool.
Bouleau (Betula)
Le bourgeon de bouleau possède des propriétés drainantes et détoxifiantes remarquables. C’est justement cette action de drainage puissante qui le rend inadapté pendant la grossesse, période où le corps a besoin de construire et de consolider plutôt que de drainer. Cette logique rejoint ce que l’on observe aussi avec les plantes déconseillées pendant la grossesse.
Genévrier (Juniperus communis)
Les jeunes pousses de genévrier sont à éviter en cas d’insuffisance rénale. Chez la femme enceinte, l’utilisation n’est envisageable qu’en toute fin de troisième trimestre et uniquement sous encadrement professionnel, en raison de son action tonifiante sur l’utérus.
Qui doit éviter ou demander un avis ?
Certaines situations imposent une prudence renforcée, voire une contre-indication temporaire.
Chez la mère et l’enfant
Pendant le premier trimestre de grossesse, la gemmothérapie est généralement déconseillée. En Permathérapie, cette période se caractérise par une Dynamique principalement Aggradante (construction de cellules et tissus), qui n’est pas la Dynamique des élixirs de bourgeons — globalement de Dynamique Dégradante. La présence d’éthanol constitue un argument supplémentaire de prudence. Les bourgeons à action hormonale (airelle, framboisier, séquoia, chêne, noyer, pommier, myrtille) sont formellement à éviter. Après le premier trimestre, l’alternance de phases Aggradantes et Dégradantes permet d’envisager certains bourgeons avec un accompagnement professionnel, en respectant une posologie maximale de 5 gouttes par jour.
Pendant l’allaitement, la prudence reste de mise : le bébé peut bénéficier des vertus transmises via le lait maternel, mais l’alcool passe aussi. Les bourgeons d’aulne blanc et d’aulne glutineux sont à éviter spécifiquement car ils pourraient entraîner une baisse de lactation.
Pour les enfants de moins de 3 ans, la présence d’alcool impose un avis professionnel systématique. Entre 3 et 15 ans, on divise généralement les doses par deux. Le figuier et le tilleul font partie des bourgeons les mieux adaptés aux plus jeunes.
Les autres sitautions particulières
Les personnes sous traitements médicamenteux (anticoagulants, médicaments cardiaques, traitements hormonaux, traitements thyroïdiens) doivent impérativement consulter avant toute cure. De même, les personnes en sevrage alcoolique ou souffrant d’une atteinte hépatique doivent éviter les macérats ou obtenir un avis médical préalable.
Pour les terrains sensibles ou allergiques, la bonne pratique consiste à commencer par de faibles doses et à observer attentivement les réactions avant d’augmenter.
Pour résumer
Voici un tableau simple pour vous repérer :
| Situation | Recommandation |
|---|---|
| Grossesse (1er trimestre) | Éviter – Dynamique Aggradante incompatible + éthanol |
| Grossesse (2e et 3e trimestre) | Possible avec avis professionnel – selon la Dynamique |
| Allaitement | Prudence (éthanol) -avis professionnel recommandé |
| Enfants (< 3 ans) | Prudence (alcool) – avis professionnel |
| Enfants (3-15 ans) | Possible – diviser les doses par 2 |
| Traitements (anticoagulants, cardio, hormones…) | Avis médical indispensable |
| Alcool-dépendance / atteinte hépatique | Éviter ou avis médical (éthanol) |
| Terrain sensible / allergies | Commencer par de faibles doses, observer |
Note Permathérapie : le premier trimestre de grossesse se caractérise par une Dynamique principalement Aggradante (construction de cellules et tissus). Ce n’est pas la Dynamique des élixirs de bourgeons. Après le premier trimestre, l’alternance de phases Aggradantes et Dégradantes permet d’envisager certains bourgeons avec accompagnement.
Comment réduire le risque : les bonnes pratiques
La première règle est de choisir un produit de qualité. Privilégiez les macérats-mères (plus concentrés, doses plus faibles) de fabricants sérieux. Vérifiez l’origine des bourgeons (sauvages ou de semi-culture, idéalement certifiés bio), le mode de préparation et la composition (eau, alcool et glycérine végétale, sans autres additifs). La traçabilité et la qualité de la cueillette sont essentielles. Un bourgeon cueilli au bon moment, transformé sans délai, conserve toute sa vitalité.
Votre Objectif
Ensuite, il est essentiel de définir un objectif clair. Ne prenez pas un bourgeon « au cas où ». Identifiez le besoin (accompagner le sommeil, soutenir l’immunité, favoriser la digestion, apaiser le stress) et choisissez le macérat en conséquence. Si vous débutez, faites-vous accompagner pour éviter les erreurs d’indication. Ce principe de discernement vaut d’ailleurs pour toutes les approches naturelles, y compris les super-aliments que l’on consomme parfois sans réflexion.
La durée
Il est aussi important de respecter une durée limitée. Le schéma classique, cure de 3 semaines suivie d’une semaine de pause, permet à l’organisme de s’autoréguler. Réévaluez régulièrement la pertinence de poursuivre, et ne cumulez pas plus de deux ou trois macérats différents en parallèle.
Vos réactions
Apprenez à observer vos réactions. Fatigue inhabituelle, troubles digestifs, réaction cutanée, avance des règles, maux de tête ? Arrêtez la cure et réévaluez. Ces signaux ne sont pas nécessairement le signe d’un « danger » de la gemmothérapie, mais ils indiquent que quelque chose n’est pas ajusté : dosage, choix du bourgeon, ou moment de la prise.
Être accompmagné
Enfin, faites-vous accompagner si besoin, surtout pour les terrains complexes, les traitements en cours, ou si vous êtes débutant. Un praticien formé saura lire votre terrain et choisir le bourgeon adapté à votre situation. En Permathérapie, c’est l’observation et la lecture des Contextes qui permettent de choisir le bourgeon qui pourra accompagner la personne dans son accordage.
Le stress, par exemple, peut être accompagné par certains bourgeons (figuier, tilleul, aubépine) mais il est d’abord utile de reconnaître les symptômes du stress pour mieux cibler l’accompagnement. De la même manière, une cure de détox hivernale doit être pensée en fonction du terrain et non appliquée de manière systématique.
La gemmothérapie, une approche sûre quand elle est bien employée
Ce qu’il faut retenir : les extraits de bourgeons ne sont pas dangereux quand ils sont bien employés. Le danger ne vient pas de la plante, mais de l’usage que l’on en fait.
La gemmothérapie offre une approche douce et profonde pour accompagner le terrain. En Permathérapie, c’est l’observation et la lecture des Contextes qui permettent de choisir le bourgeon qui pourra accompagner la personne dans son accordage.
En pratique, retenez :
- Prudence accrue pour grossesse (1er trimestre), allaitement, jeunes enfants, traitements en cours
- Choisir un produit de qualité et définir un objectif clair
- Observer les réactions et ajuster
- Se faire accompagner en cas de doute
Le stress, par exemple, peut être accompagné par certains bourgeons — mais il est d’abord utile de reconnaître les symptômes du stress pour mieux cibler l’accompagnement.
À retenir
- La gemmothérapie utilise des macérats de bourgeons préparés avec alcool + glycérine (souvent aussi eau).
- Le principal sujet de prudence : l’alcool, les terrains sensibles, et les interactions possibles.
- Par précaution, grossesse/allaitement et jeunes enfants : avis professionnel recommandé.
- « Naturel » ne veut pas dire « sans effets » : on surveille les signaux d’intolérance et on ajuste.
- Un bon usage = produit fiable + objectif clair + durée limitée + observation.
FAQ : vos questions fréquentes
La gemmothérapie contient-elle de l’alcool ?
Oui, les macérats de gemmothérapie sont préparés avec un mélange eau-alcool-glycérine. L’alcool sert de solvant et de conservateur. Le taux varie selon les fabricants et les dilutions. Même si les doses quotidiennes sont faibles, cela impose une prudence chez certains publics (grossesse, enfants, sevrage alcoolique, atteinte hépatique).
Gemmothérapie et grossesse/allaitement : est-ce compatible ?
Le premier trimestre de grossesse est une période sensible où la gemmothérapie est généralement déconseillée (présence d’alcool + Dynamique Aggradante incompatible). Après le premier trimestre, certains bourgeons peuvent être envisagés avec un accompagnement professionnel. Pendant l’allaitement, la prudence reste de mise — le bébé peut bénéficier des vertus via le lait maternel, mais l’alcool aussi. Demandez toujours un avis.
À partir de quel âge pour un enfant ?
La gemmothérapie peut être adaptée aux enfants, mais avec des précautions. Avant 3 ans, la prudence s’impose en raison de l’alcool — demandez un avis professionnel. Entre 3 et 15 ans, on divise généralement les doses par 2. Une goutte d’élixir de bourgeon de Tilleul peut par exemple être versée dans le biberon d’un bébé pour l’endormissement, mais cela reste ponctuel et encadré.
Peut-il y avoir des interactions avec des médicaments ?
Oui, certains bourgeons peuvent interagir avec des traitements en cours, notamment les anticoagulants, médicaments cardiaques ou hormonaux. Par prudence, si vous suivez un traitement médical, informez votre médecin ou demandez conseil à un praticien formé avant d’ajouter un macérat à votre routine.
Combien de temps faire une cure de gemmothérapie ?
Un schéma classique est une cure de 3 semaines suivie d’une semaine de pause. Les bourgeons peuvent être utilisés sur le long terme pour accompagner un terrain, mais il est important de réévaluer régulièrement l’objectif et les effets. Évitez les cures prolongées « par habitude » sans observation.
Comment choisir un produit fiable (macérât-mère vs D1) ?
Il existe deux approches : le macérat-mère (concentré, doses de 5-15 gouttes/jour) et la dilution D1 (dilué au 1/10e, doses plus élevées). Les deux sont valables. Privilégiez des fabricants sérieux qui indiquent l’origine des bourgeons, le mode de préparation et le taux d’alcool. La traçabilité et la qualité de la cueillette sont essentielles.
Pour aller plus loin
- Débuter avec les hydrolats : 5 précautions : une alternative plus douce
- Débuter avec les huiles essentielles : 3 précautions : même logique de prudence
- La physiologie autrement en Permathérapie : comprendre les Dynamiques et le Terrain
- Reconnaître les symptômes du stress : pour mieux cibler l’accompagnement
Sources :
- Henry P., Gemmothérapie. Thérapeutique par les extraits embryonnaires végétaux, Imprimerie St Norbert, Westerlo, 1982.
- Piterà di Clima F., Nicoletti M., Précis de gemmothérapie — Fondements scientifiques de la Méristémothérapie, Éditions Amyris, 2018.
- Andrianne P., Traité de gemmothérapie, Éditions Amyris.
- Escriva C., Précis de phytothérapie, Extraits de Gemmothérapie et teintures mères, Éditions Promonature et Amyris.
- Pharmacopée française — Monographie sur les macérats glycérinés (préparation au 1/20e du poids sec).
Pour les professionnels :
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Merci pour cet article.
J’ai découvert la gemmothérapie depuis peu et je trouve que cela a réellement un effet bénéfique sur ma santé et mon bien-être. Comme tout produit, je suis d’accord qu’il faut savoir l’utiliser et respecter la posologie pour éviter des effets indésirables.
Merci pour votre retour ! Vous avez raison, la gemmothérapie est une approche puissante, et bien l’utiliser permet d’en tirer un maximum de bienfaits en toute sécurité. Avez-vous déjà une plante favorite en gemmothérapie qui vous apporte particulièrement de bons résultats ?
Bonjour
J ai le taux protéine plasmatique en baisse, : 71
Cela viendrait t il d un macérât ?
J ai fait cure. Cassis…cologem….calmigem…chanvre….
Je ne bois jamais d alcool, ni ne fume, ni drogue.
Je vous remercie pour votre réponse
Bonjour, il est difficile d’attribuer directement cette baisse de protéines plasmatiques aux macérats, car de nombreux paramètres entrent en jeu : alimentation, métabolisme, état de santé global…
Si cette diminution vous inquiète, un suivi médical et une analyse plus large de votre situation pourraient vous apporter plus de précisions. Avez-vous remarqué d’autres changements physiques ou alimentaires récents ?