6 actions concrètes pour préserver la biodiversité au quotidien

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Le respect de la biodiversité est fondamental et il fait partie intégrante de la Permathérapie. Bien plus qu’une pratique de santé, cette philosophie de soin est attentive à la vie, sous toutes ses formes. Elle place la Terre et le vivant au cœur de toutes ses approches, car l’homme ne saurait exister sans son milieu. Il y puise sa force, sa nourriture et même son histoire.

Découvrez 6 solutions durables et faciles à appliquer pour préserver la biodiversité, 6 actions concrètes pour protéger la faune et la flore en prenant soin de vous.

La Permathérapie place le respect de la biodiversité au cœur de son approche. Découvrez 6 actions pour préserver la diversité biologique à votre échelle.

Qu’est-ce que la biodiversité ?

Le terme biodiversité est apparu dans les années 80. Bien plus qu’une simple classification, il désigne l’ensemble des êtres vivants et des écosystèmes, mais aussi leurs relations et leurs interdépendances.

Quel est le rôle de la biodiversité ?

Véritable tissu de notre planète, la diversité biologique est propre à la Terre. Elle est à la fois précieuse et fragile, menacée par les actions des hommes à travers les âges.

Pourtant, son équilibre est nécessaire au maintien de la vie, car l’humain et toutes les créatures vivantes y trouvent les éléments bâtisseurs comme la nourriture, l’eau ou l’oxygène.

L’érosion des ressources biologiques

La biodiversité, l’alimentation et l’activité humaine sont intimement liées. Nous prélevons certaines ressources dans la nature comme le bois, le coton et d’autres matières premières indispensables à notre confort. Nous y trouvons aussi des plantes destinées au soin.

Paradoxalement, nous avons longtemps négligé cette corne d’abondance et nous en subissons aujourd’hui les conséquences écologiques : la pollution et le réchauffement climatique qui ont provoqué l’extinction de certains animaux.

Selon l’Observatoire National de la biodiversité, 18 % des espèces présentes sur le territoire français ont disparu, victimes des activités humaines.

Vers la recherche de solution

Fort heureusement, l’heure est au réveil des consciences, en accord avec le premier pilier de la permathérapie : être attentif à la vie. Depuis le Sommet de Rio en 1992, les pays signataires de la Convention sur la diversité biologique reconnaissent l’importance des écosystèmes et de nombreuses mesures de protection ont vu le jour.

L’impact positif de l’homme sur la biodiversité

En réalité, l’homme s’efforce de préserver son milieu depuis le début du XIXe siècle. Si à l’origine, les mesures de protection mises en place ne concernaient que quelques espèces en voie d’extinction, elles s’appliquent désormais à l’ensemble des écosystèmes de la planète.

À présent, la sauvegarde de l’environnement est au cœur des préoccupations scientifiques. Les recherches actuelles permettent l’élaboration de bases de données constamment mises à jour et de nouvelles solutions de protection sont proposées et réévaluées en permanence.

La protection de la diversité en France

La France est l’un des territoires qui possède la plus grande complexité biologique. Selon un rapport datant de 2021 du MIT, le Massachusetts Institut of technology, c’est aussi le « 4e pays le plus vert au Monde ». Bien que ce document soit controversé, car il n’inclut pas l’impact carbone lié aux importations, il témoigne d’une prise de conscience nouvelle.

Désormais, reconnaître l’importance de la biodiversité est une affaire d’État. Ainsi, depuis 2008, une grande partie du territoire national est sauvegardée. La France respecte les directives écologiques européennes, elle met en place des mécanismes de protection de l’environnement.

Ça n’est pas tout, le cadre éducatif a, lui aussi, fortement évolué avec l’instauration de nouvelles filières porteuses ou la sensibilisation à l’écocitoyenneté dès l’école primaire.

Santé et environnement : vers une démarche éthique

Le bien-être des êtres vivants dépend de la stabilité de leur milieu, mais aussi de la qualité de leur alimentation. Pour l’homme comme pour l’animal, une nourriture saine et variée améliore le terrain de fond, tandis qu’un régime teinté par des contaminants expose l’organisme à certains désaccordages.

Si l’alimentation est, selon l’adage, la première médecine, la nature offre de nombreuses ressources thérapeutiques et les différentes pratiques de santé tirent avantage de ces bienfaits. Malheureusement, l’exploitation intensive de certaines espèces végétales à cet effet perturbe les écosystèmes.

Alors, quel pourrait être le rôle de la santé dans la préservation et la protection de l’environnement ? Pour répondre à cette question, il faut considérer l’impact de l’industrie pharmaceutique comme celui de chaque individu.

À l’échelle industrielle

40 % des produits médicamenteux sont issus de substances actives d’origine naturelle. Par conséquent, les laboratoires pharmaceutiques qui exploitent ces ressources ont un impact direct sur l’équilibre des systèmes.

Actuellement, beaucoup de ces espèces végétales sont créées par clonage et cultivées de manière intensive. Elles développent des résistances à certaines bactéries, voire subissent des mutations.

Il est temps de changer nos habitudes pour adopter des pratiques de santé qui ne vont pas à l’encontre de l’environnement.

À l’échelle individuelle

Vous l’aurez compris, la diversité biologique est un atout pour notre santé. Le corps humain, par exemple, abrite une multitude de micro-organismes parmi lesquels des bactéries dont il est dépendant. Au-delà de l’éthique, le respect de ces formes de vie est primordial à notre bien-être. Aussi, on adaptera le soin pour qu’il ne soit pas néfaste pour l’environnement.

Cela passe par le choix de substances d’origine locale ou par la sélection de préparations à faible impact. Par exemple, nous pouvons rechercher des alternatives pour limiter la prise de certains médicaments qui modifient durablement les écosystèmes.

C’est le cas des produits pharmaceutiques non assimilables qui se transforment en déchets actifs, évacués par les urines vers les milieux naturels. Mais c’est également le cas dans le choix des plantes que nous faisons.

Préserver la biodiversité : 6 actions responsables

Divers grands plans internationaux entendent lutter contre le réchauffement climatique et ses origines, mais nous pouvons tous changer la donne. Voici quelques exemples de solutions pérennes, accessibles à tous pour protéger les écosystèmes.

1 — Bannir les pesticides

Face aux exigences de rendement, l’agro-industrie moderne a favorisé l’usage intensif des pesticides. Ces produits chimiques sont employés pour prévenir et contrôler les organismes jugés néfastes pour les cultures. Le recours à ces substances n’est pas sans conséquence pour les écosystèmes, bien au contraire. Les pesticides s’infiltrent dans les nappes phréatiques et se propagent avec le vent. Ils contaminent les milieux à distance et détruisent certaines colonies d’insectes pollinisateurs.

Pour prendre soin de votre carré de verdure sans utiliser de traitements synthétiques, plantez quelques herbes folles : elles offriront un abri aux insectes de jardin.

Vous voulez protéger votre potager ? Pensez aux plantes répulsives : le basilic et la menthe sont efficaces contre les fourmis, le thym et le romarin chassent les pucerons, l’aneth et la coriandre déplaisent aux acariens.

2 — Adopter des pratiques d’entretien naturelles au jardin

Voici quelques conseils pratiques pour un jardin plus vert :

  • cultivez des plantes indigènes. Ces végétaux poussent naturellement dans votre région et sont plus résistants que les espèces importées ;
  • préparez votre compost. Cet engrais biologique valorise les détritus et favorise la biodiversité ;
  • plantez une haie pour abriter les oiseaux menacés ;
  • semez une prairie fleurie. Ces quelques mètres carrés de fleurs à nectar ou à pollen offriront une source de nourriture saine aux insectes pollinisateurs.

3 — Réduire l’éclairage extérieur pendant la nuit

L’homme est une créature diurne : nos yeux ne sont pas adaptés à l’obscurité et nous dépendons des éclairages artificiels dès le coucher du soleil. Cette surexposition lumineuse bouleverse nos rythmes circadiens et nos Systèmes Hormonal et Nerveux, mais elle est tout aussi néfaste pour les bêtes et les végétaux. Victime de la pollution lumineuse, certains animaux souffrent de désorientation spatiale, d’autres modifient leurs comportements de chasse ou leurs habitudes de reproduction.

Comme la nature passe avant le confort humain, nous devons aligner nos besoins sur ceux des autres êtres vivants. À cet effet, nous pouvons limiter la puissance des ampoules, installer un minuteur pour contrôler les horaires d’éclairage extérieur ou encore bloquer la pollution lumineuse émanant de nos habitations en équipant nos fenêtres de rideaux opaques.

4 — Favoriser les espèces végétales locales

Depuis toujours, l’homme trouve ses remèdes dans la nature. Cette pratique est à l’origine d’un ouvrage : le répertoire officiel de la pharmacopée française. Ce livre recense la plupart des plantes selon leurs usages et leurs propriétés.

En Permathérapie, on privilégie avant tout les plantes locales. Elles sont accessibles et abordables, contrairement aux alternatives importées, comme l’huile de coco, dont l’impact écologique et l’empreinte carbone sont pointés du doigt.

De plus, mieux vaut connaître quelques herbes du jardin que d’employer de nombreux végétaux dont on ne maîtrise pas tous les effets.

5 — Laisser un coin de terrain en friche

L’agriculture intensive perturbe l’équilibre des écosystèmes et les insectes pollinisateurs en subissent les conséquences. La jachère, à l’opposé, est le lit de la biodiversité. Pour transformer un coin de votre jardin en friche, semez une grande variété de plantes fleuries : elles feront le bonheur des abeilles. Ce n’est pas tout !

Les fleurs sauvages forment une barrière naturelle. Elles offrent un abri aux ravageurs comme aux oiseaux qui y trouvent une nourriture riche et abondante. Par ailleurs, les racines de ces végétaux travaillent le sol et favorisent l’installation des vers de terre.

6 — Nourrir les oiseaux l’hiver et installer des nichoirs

Un tiers des passereaux recensés sont menacés. Une fois encore, l’agriculture intensive est en cause. Les friches et les prairies naturelles disparaissent et avec elles, les abris et la nourriture. Vous souhaitez préserver la biodiversité ?

Installez des nichoirs et des mangeoires dans votre jardin. Un conseil cependant : apportez un supplément alimentaire uniquement aux périodes les plus froides, de novembre à mars par exemple. Pensez aussi à donner de l’eau tiède matin et soir. (nourir les oiseaux ne doit pas se faire n’importe comment, il y a des précautions à connaître).

Vous connaissez désormais 6 astuces pour préserver la biodiversité à votre échelle. N’oublions jamais que l’humain appartient à la nature. Il doit respecter celle-ci au quotidien comme dans ses pratiques de soin.

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Loïc

Professionnel de santé, diplômé en masso-kinésithérapie, je m’intéresse aux pratiques de soin centrées sur la personne. Conférencier et formateur, j'exerce depuis plus de 15 ans. J'ai complété mes connaissances par une formation universitaire en Fasciathérapie (4 ans), l'apprentissage de la Microkinésithérapie (3 ans), des Réflexologies (5 ans), du Shiatsu (Minna san do so). L'aromathérapie, l'hydrolathérapie, la gemmothérapie et l'homéopathie sont venues enrichir mon travail pour rendre la personne actrice de son soin et autonome.