Partager les fruits de sa santé pour prendre soin des autres

Cet article est lu en 4 minutes, le temps de prendre une petite tisane et une belle respiration ?

L’être humain a réalisé de sérieux progrès pour vivre en société et se préserver des prédateurs et dangers en tout genre, dont les maladies qui autrefois provoquaient de véritables hécatombes. Et c’est évidemment une excellente nouvelle. Cependant, ce statut à part nous a aussi libéré de limitations naturelles, comme la nécessité de l’entraide au quotidien et en particulier pour prendre soin de soi et des autres. Les crises sanitaires sont là pour nous le rappeler, mais nous devons mettre en place de quoi partager notre santé, dans une vision humaniste et universelle, au quotidien.

S’occuper des autres et de leur santé ne signifie pas s’oublier en chemin. Découvrez comment mieux prendre soin de soi en prenant soin des autres.
Partager les fruits de sa santé pour prendre soin des autres

Pourquoi prendre soin de soi pour prendre soin des autres ?

Notre responsabilité individuelle va donc au-delà de simplement prendre du temps pour soi. Elle revient aussi à être attentif aux conditions et conséquences de nos choix, sur les autres et sur notre environnement. Pouvez-vous envisager de vous soigner si cela met à mal la santé de quelqu’un d’autre ?

Votre bien-être et celui des autres humains sont intimement liés.

Il ne s’agit pas de définir une hiérarchie pour décider de qui nous devons prendre soin en premier. Nous-même ? Nos enfants ? Nos amis ? Notre conjoint ? De parfaits inconnus ? Tout être humain mérite le bien-être, en tant que partie de ce grand tout, vous le méritez également.

Théoricien de la Communication non-violente (ou CNV), le docteur en psychologie clinique Marshall Rosenberg affirme que « les jugements que nous portons sur les autres sont l’expression tragique de nos besoins non satisfaits ». Ne vous est-il jamais arrivé de dire à votre conjoint « tu travailles trop » accusateur, alors que vous cherchiez juste à exprimer votre besoin de passer du temps avec lui ? Ou votre inquiétude vis-à-vis de sa santé ? 

Ce n’est pas une fatalité pourtant. Par l’observation et l’énonciation des faits, sans jugement, par une écoute active et bienveillante, nous pouvons construire une relation sereine avec les autres. Des relations fondées sur l’empathie, la compassion et le respect. Un cadre qui permet d’améliorer sa qualité de vie, et de mieux donner et recevoir les soins. 

Prendre conscience de nos besoins

Une fois que nous avons pris conscience de nos besoins, et non de nos désirs, nous pouvons en pleine conscience comprendre qui nous sommes. C’est à cette condition que nous pouvons alors entrer dans un état de soin et de prendre soin propre à la permathérapie, et partager sa santé

Pour la bonne santé mentale et physique de vous-même, de votre famille et de votre entourage plus largement, les besoins de chacun doivent être satisfaits avec réciprocité, honnêteté et bienveillance.

Comment trouver l’équilibre entre besoins et envies pour rester tourné vers les autres ?

Les besoins. Nous les avons déjà évoqués dans les deux premiers principes de la permathérapie (vous pouvez les retrouver ici et ), ainsi que l’importance d’y faire face, mais savons-nous vraiment les définir ?

Lorsque l’on est attiré par une action, un aliment ou une personne, nous le ressentons comme un véritable besoin, quelque chose d’impérieux qu’il est nécessaire d’assouvir pour être bien et prendre soin de soi. Pourtant, parfois, ces pulsions ne sont que des désirs. Courir après est une tâche vaine, qui peut même être nocive, puisqu’elle masque nos réels manques. C’est le genre de situation qui peut conduire à des épuisements graves, voire des burn-out.

Différencier besoins et désirs

Pour les reconnaître, voici quelques caractéristiques. Tout d’abord, le besoin, qui naît d’une sensation de manque de quelque chose nécessaire à la vie. Le besoin est :

  • Naturel et identique d’une société à l’autre, car il correspond à nos caractéristiques d’espèces ;
  • Nécessaire, car de leur satisfaction dépend notre survie ;
  • Limité, car il vise à retrouver l’équilibre physique, moral ou émotionnel.

Au contraire, le désir est souvent ce qui est perçu comme une motivation à satisfaire un besoin, pourtant, il doit être considéré comme un luxe. Le désir est :

  • Construit, car est le résultat des influences extérieures comme celles de la société ;
  • Éphémère, car est souvent le fruit d’un état émotionnel ou d’une stimulation d’un moment ;
  • Infini et insatiable, car le désir est une promesse de plaisir.

Soyons clair, le but n’est pas de renoncer à ces désirs pour se concentrer uniquement sur ces besoins. L’idée est de parvenir à les identifier pour observer, choisir et agir en pleine conscience et en pleine présence, que les décisions concernent votre santé, celles de vos enfants ou de votre entourage. 

Nos désirs ont aussi de véritables fonctions. Ce sont eux qui, parfois nous alerte sur un besoin non satisfait, qui peut nous amener dans une spirale de mal-être. Par exemple, vous pouvez ressentir le désir impérieux d’avoir une nouvelle promotion, vous vous épuisez ainsi au travail, ne comptant pas vos heures, négligeant vos relations sociales et familiales, parfois même vos enfants…

Pour prendre soin de vous et prendre soin des autres, qui seront très impactés également, posez-vous la question : qu’est-ce que ce désir sert à combler comme besoin vital

Combler un besoin vital

Vous allez être déçu, mais il n’y a pas de réponses toutes prêtes. Dans ce cas de figure, peut-être, est-ce le manque de reconnaissance qui vous pousse à agir ainsi. En tant qu’animal social, être reconnu comme membre du groupe est un besoin fondamental. Ou peut-être est-ce la volonté de vous sentir en sécurité et de mettre votre famille à l’abri de soucis financiers. Même si la sûreté de ne se satisfait plus par un bon feu et une sagaie, ce sentiment reste un besoin essentiel à notre survie.

Prendre soin de soi pour mieux prendre soin des autres revient à avoir conscience de l’impact de nos mots, attitudes et comportements, sans pour autant imposer notre vision du soin. Être en accord avec nous-même, avec l’environnement qui nous entoure et dans le respect des autres et de leurs besoins, sont les ingrédients parfaits pour cultiver sa santé en permathérapie.

Source : https://www.psychologies.com/Therapies/Toutes-les-therapies/Psychotherapies/Articles-et-Dossiers/Qu-est-ce-que-la-Communication-non-violente

Cet article a 1 commentaire

  1. Carole

    Bonjour Loïc

    J’aime beaucoup ces articles qui prennent un peu de hauteur sur la pratique pour allez explorer l’être, en tant qu’individu mais qui détermine quel soignant nous sommes.
    Merci pour cette douceur dans ton approche c’est très agréable de pouvoir se retrouver chez un autre, partager un point de vue…

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Loïc

Professionnel de santé, diplômé en masso-kinésithérapie, je m’intéresse aux pratiques de soin centrées sur la personne. Conférencier et formateur, j'exerce depuis plus de 15 ans. J'ai complété mes connaissances par une formation universitaire en Fasciathérapie (4 ans), l'apprentissage de la Microkinésithérapie (3 ans), des Réflexologies (5 ans), du Shiatsu (Minna san do so). L'aromathérapie, l'hydrolathérapie, la gemmothérapie et l'homéopathie sont venues enrichir mon travail pour rendre la personne actrice de son soin et autonome.