Soulager naturellement le mal des transports

Pour qui en souffre, le mal des transports est une malédiction. Mal de tête, étourdissement, raideur de la nuque, nausée, vomissement… chaque trajet devient un calvaire.

La permathérapie nous propose différentes solutions naturelles pour soulager voire dans certains cas, se débarrasser définitivement d’un mal des transports. Avant d’aborder la question des solutions, il faut déjà comprendre d’où vient ce mal des transports, car à chaque raison, une solution sera apportée.

Soulager naturellement le mal des transports
Soulager naturellement le mal des transports

Pourquoi a-t-on le mal des transports ?

Le mal des transports a différentes origines et différents degrés d’intensité. C’est pour cela que certaines personnes ne vont en souffrir que dans certaines situations.

La médecine conventionnelle nomme ce trouble cinétose ou cinépathie, termes un peu génériques qui regroupent des troubles liés aux déplacements.

Globalement ce trouble concerne plus les enfants. Mais mêmes des adultes peuvent en souffrir.

Quand l’oreille et l’oeil ne sont plus d’accord

Il peut exister une discordance entre les informations données par la vue et celles de l’oreille interne.

Notre regard cherche l’horizontalité à tout prix. Essayez de marcher la tête inclinée sur le côté… Votre corps va rechercher des astuces, des compensations pour retrouver l’horizontalité.

Notre oreille interne a pour but de nous informer de la position de la tête dans l’espace. Elle repère les inclinaisons dans toutes les directions, ce qui nous permet de déduire la position de notre corps dans l’espace.

Ce que l'on voit doit correspondre à ce que l'on ressent... sinon il y a conflit et risque de mal des transports
Ce que l’on voit doit correspondre à ce que l’on ressent… sinon il y a conflit et risque de mal des transports

Lorsque l’oreille interne et les yeux n’arrivent pas à s’entendre cela donne des nausées, des vertiges et nous voilà à ne plus supporter le tangage du bateau ou les virages en montagne.

Plusieurs origines sont possibles. La plus courante vient des tensions cervicales ou crâniennes : ça tire, et l’oreille n’est plus en phase avec l’œil…

Quand l’estomac s’emballe

Une autre raison du mal des transports peut être un trouble au niveau de l’estomac. En médecine chinoise, on parle d’un déséquilibre de la Rate-Pancréas et de l’Estomac (ces deux organes étant liés à la digestion en général).

Quand tout va bien, l’Estomac a pour fonction de faire descendre les aliments, les Souffles et tout et tout. Bref, il fait descendre.

Lorsqu’il est perturbé, tout est refoulé et remonte au lieu de descendre. Cela donne des nausées voire des vomissements, une sensation de chaleur qui monte, l’esprit est embrouillé, les pensées qui partent dans tous les sens…

Garder le contrôle

Notre besoin de contrôle sur les événements, les situations, la vie en général peut également être à l’origine d’un mal des transports.

La direction du véhicule ne correspond pas à ce que nous voulons ou aurions fait. Nous avons alors du mal à ajuster notre tonus musculaire et la sensation de mal-être pointe rapidement.

La sensation de perte de contrôle est quelque fois à l'origine du mal des transports
La sensation de perte de contrôle est quelque fois à l’origine du mal des transports

Comme un parfum d’inconfort

Une dernière raison qui peut occasionner un mal des transports est l’odeur.

Notre système olfactif est un tantinet susceptible. Nous gardons en mémoire les odeurs plus facilement que les situations. Ainsi nous pouvons associer, bien malgré nous, une odeur et un contexte, en ne gardant en mémoire que la fragrance.

De plus l’organisation de notre odorat est fait de telle sorte qu’il agit directement sur nos réactions les plus primitives, les plus instinctives.

Si nous nous retrouvons dans un véhicule avec une odeur particulière, et que celle-ci est liée à un événement qui nous est désagréable, alors c’est la nausée assurée.

Cette odeur peut être une odeur marquée comme l’odeur de l’essence, le tabac, le plastique neuf ou moins évidente, un parfum d’ambiance ou d’un des voyageurs.

Un peu de tout

Comme bien souvent, pour ne pas dire tout le temps, le mal des transports est un ensemble de ces différents facteurs. Certains seront très présents, d’autres moins.

Le mal des transports s'exprime quand plusieurs de ces facteurs se retrouvent
Le mal des transports s’exprime quand plusieurs de ces facteurs se retrouvent

Selon la situation, un des facteurs sera prédominant et c’est surtout sur celui-ci qu’il faudra agir.

Précautions avant de partir

Maintenant que nous avons vu quelles étaient les origines, voyons comment préparer les voyages pour être dans les meilleures conditions possibles.

Le repos des justes

Notre état de forme est un élément important. Partir en voyage reposé sera plus simple que si nous avons peu ou mal dormi juste avant.

La Rate-Pancréas et l’Estomac dont nous avons parlé plus haut sont responsables de notre forme, de notre vitalité au quotidien.

Dormir est la meilleure solution pour refaire le plein d’énergie.

Un estomac au calme

Nous venons de voir que l’estomac a un rôle important dans cette histoire. Et pour éviter qu’il nous joue un mauvais tour, il faut lui donner d equoi s’occuper… mais pas trop.

Manger avant de prendre la voiture ou le bateau est un bon moyen pour diminuer le mal des transports. En avion, les compagnies proposent très rapidement un repas pour cette raison.

Il est préférable de choisir des plats pas trop lourd (lent à digérer) ou trop sucré (trop rapide à digérer).

Des encas peuvent être proposés lors du voyage. Ils reculeront la sensation de nausée rapidement. Mettez de côtés dans ces situations toutes les règles diététiques. Quand on souffre du mal des transports grignoter, sauve la situation !

Les points qui calment le mal des transports

La médecine chinoise propose 4 points à masser points à stimuler pour soulager le mal des transports.

L’idéal est de masser ces points 1 à 2 minutes chacun avant de partir.

  • 36E – ce point se situe sous le genou, à droite et à gauche. Il se situe dans un creux à l’extérieur de la bosse sous la rotule.
36E, Zu San Li - le point de la longévité, c'est dire ses promesses
36E, Zu San Li – le point de la longévité, c’est dire ses promesses
  • 20VB – à la base du crâne, de part et d’autre des vertèbres, ce point vient calmer les tensions cervicales et les sensations de tête lourdes.
20 VB ,Feng Chi - le point qui chasse le vent des 100 maladies... toute une histoire
20VB ,Feng Chi – le point qui chasse le vent des 100 maladies… toute une histoire
  • 6MC – sur les avant-bras, à 2 doigts des plis du poignet. Ce point aide à calmer la respiration. C’est ce point qui devrait être stimuler par les bracelets anti-nausées (qui malheureusement appui souvent à côté !)
6 MC Nei Kuan - le point qui fait barrière avec l'extérieur. Nous voilà protégé !
6MC Nei Kuan – le point qui fait barrière avec l’extérieur. Nous voilà protégé !
  • 20VG – sur le haut du crâne, dans le creux. Il donne une sensation de légèreté
20VG, Bai Hui - le point de la joie. que demander de plus.
20VG, Bai Hui – le point de la joie. que demander de plus.

Pour les longs trajets, ces points peuvent être à nouveau stimulé lors des pauses.

On évitera d’utiliser ces points chez les enfants de moins de 12 ans, sans les conseils de votre acupuncteur ou d’un praticien en médecine chinoise.

Les plantes qui soulagent et renforcent

Pour compléter, ou si les points ne suffisent pas, nous pouvons aussi utiliser les plantes.

Le gingembre, plantes reine de nos estomacs fragiles, peut être utilisé en infusion. Une rondelle dans un tasse d’eau chaude. Pour ceux qui apprécient sa saveur piquante, je conseille souvent de préparer un thermos qui peut être bu tout au long de la journée.

Une infusion de rhizome de gingembre pour tonifier l'estomac
Une infusion de rhizome de gingembre pour tonifier l’estomac

Les hydrolats (si vous ne connaissez pas ces merveilles que sont les hydrolats, rendez-vous ici) en particulier celui de lavande ou encore de mélisse sont d’un grand secours. Ils peuvent être utilisés par les enfants même tout petits sans risque. Une cuillère à soupe dans une bouteille d’eau à boire avant de partir (et tout au long du voyage). Pour les plus jeunes, nous pouvons même vaporiser l’hydrolat au-dessus d’eux dans leur siège-auto.

Enfin pour ceux aux estomacs très fragile, l’élixir de bourgeon de figuier ou de tilleul à raison de 12 gouttes par jour, les 2 jours avant de partir, vous apporteront une aide importante (et pour en savoir plus sur les élixirs de bourgeon, c’est ici).

Et l’huile essentielle de menthe poivrée ??

L’huile essentielle de menthe poivrée (Mentha piperita) est souvent présentée comme la solution au mal des transports. C’est à la fois vrai et faux.

De nombreuses études ont montrées l’efficacité de cette huile essentielle sur les nausées ou les céphalées (dont voici un exemple ici ou ici). Cependant ces tests ne concernaient pas directement le mal des transports. L’usage si souvent proposé n’est qu’une extrapolation abusives de ces effets.

Si vous souffrez d’une légère nausée, elle saura vous soulager rapidement et apporter une sensation de fraîcheur bienvenue.

Cependant, c’est une huile essentielle qui présente la particularité d’avoir un effet inverse. Elle apporte une sensation de fraîcheur dans un premier temps mais passé une certaine dose, cet effet s’inverse. C’est alors la nausée garantie.

Sans forcément dépasser les doses, son efficacité, sur ce mal, a tendance à diminuer rapidement.

Quand rien ne va plus

Si ce qui précède n’a pas suffit (avez-vous vraiment suivi tout mes conseils ?) ou si pris dans l’excitation du départ, vous ne vous êtes pas préparé.

En plus des propositions que nous avons déjà mentionnée plus haut, voici quelques astuces, testées et approuvées par votre serviteur (malade en voiture depuis sa plus tendre enfance)

Respirer

Respirer profondément est un bon moyen pour calmer le mal des transports.

Une respiration abdominale profonde permet de calmer l’agitation qui accompagne le mal des transport et de masser l’estomac pour en diminuer les tensions.

Se centrer

Lorsque vous êtes mal, il y a toujours quelqu’un pour venir vous parler, vous demander si ça va… Lorsque rien ne va plus, vous avez surtout besoin de calme de vous centrer sur vous-même. Et surtout de ne pas répondre aux sollicitations.

Resté centré sur vos sensations (la respiration y aide beaucoup) et chercher à descendre progressivement vos sensation vers votre ventre puis votre assise peut aider à diminuer la sensation.

A la bonne place

Si vous souffrez de mal de transports, vous avez entendu un millier de fois (au moins !) qu’il fallait aller à l’avant du véhicule… D’expérience, ce n’est pas toujours efficace, loin de là.

Cela à l’avantage de vous donner plus de place. Vous êtes alors plus à l’aise pour trouver un solution confortable.

Cette position aura surtout une importance pour vous aidez à stabiliser vos sensations en ayant une ligne d’horizon à observer.

Retrouver le contrôle sur notre déplacement est un moyen de soulager le mal des transports
Retrouver le contrôle sur notre déplacement est un moyen de soulager le mal des transports

Reprendre le contrôle

Chez certains enfants très jeunes, quand le besoin de contrôle est fort, leur donner un volant peu quelque fois lui donner la sensation de reprendre le contrôle.

J’avoue que cette solution m’a été suggérée, je n’ai pour ma part jamais essayé…

Mais vous avez sans doute aussi vos propres astuces pour rendre les voyages moins pénibles, partagez-les en commentaires. Ils seront sans doute utile à quelqu’un.

Laissez un commentaire. Je serais ravi de vous répondre t de vous connaître

Cet article a 8 commentaires

  1. Merci pour cet article j étais une catastrophe petite pour moi c’est clairement les odeurs qui m incommodent le plus…Et puis le bateau je passe la journée dans l eau attachée à une corde ?. Merci pour toutes ces astuces que je vais tester sur ma dernière qui est pire que moi encore. ..

    1. J’y ai été très sensible pendant de très nombreuses années (un tout petit peu moins maintenant que je sais y remédier).

      Pour l’anecdote, je connaissais les marques des voitures à leur odeur !! Certaines marques me rendaient immédiatement malades. Alors que par ailleurs je n’ai jamais su reconnaître une voiture à sa marque.

  2. Bonjour Loïc, quel bonheur d’avoir des astuces pour les maux de transports. Je comprends mieux pourquoi ma fille vomissait quand on prenait le tgv ou la boiture. Mais elle avait mangé. La solution pour elle c est de ne plud manger et c est ce qu elle fait encore aujourd hui. Impossible de lui faire avaler quoique ce soit. J ai adoré l explication du fait qu on aime tout contrôler et des déséquilibres des sens et ça me semble tellement normal quand tu l expliques. Je suis incapable de lire en voiture, alors que ma mère lit…Maintenant j ai des réponses. Au plaisir?

    1. Les idées reçues sur certains troubles que nous pouvons vivre au quotidien.
      quand on connait un peu le mécanismes tout s’éclaire et on voit combien un même symptôme peut avoir des origines différentes et donc des modes de traitements différents.

  3. Merci, tes conseils tombent à point avant le départ pour mes petits loups malades en voiture.
    Je connaissais l’HE de gingembre sur un sucre, mais au goût je n’ai jamais réussi à leur faire avaler ! Je vais tenter l’infusion et l’hydrolat de lavande que j’emporte toujours en vacances.

    1. L’infusion est plus douce que l’huile essentielle !!

      bonne idée de partir en vacances avec son hydrolat de lavande… excellent réflexe !

  4. Merci pour ces conseils qui vont m tte fort utiles pour les départs en vacances ! Notre petit dernier ne supportant pas la voiture. Pour l instant la méthode est cocculine (homéopathie) + dormir + sacs poubelle de salle de bain à disposition.

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Loïc

Professionnel de santé, diplômé en masso-kinésithérapie, je m’intéresse aux pratiques de soin centrées sur la personne. Conférencier et formateur, j'exerce depuis plus de 15 ans. J'ai complété mes connaissances par une formation universitaire en Fasciathérapie (4 ans), l'apprentissage de la Microkinésithérapie (3 ans), des Réflexologies (5 ans), du Shiatsu (Minna san do so). L'aromathérapie, l'hydrolathérapie, la gemmothérapie et l'homéopathie sont venues enrichir mon travail pour rendre la personne actrice de son soin et autonome.
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