Souvent la médecine conventionnelle occidentale, celle des écoles de médecine et des spécialistes de chaque organe ou partie du corps, s’oppose aux médecines dites « traditionnelles ». Comme si les deux ne pouvaient pas coexister.
En Permathérapie, les deux approches sont complémentaires et permettent d’obtenir les soins les plus adaptés pour sa santé et son bien-être. Ne pas opposer, mais allier. Ne pas dénigrer, mais compenser.
Médecine traditionnelle, naturelle, douce, complémentaire ou médecine moderne, conventionnelle, officielle… Pas toujours facile de s’y retrouver. Faisons le point sur ces différentes approches, leurs forces, leurs limites, et comment choisir sans se perdre.
De quoi parle-t-on exactement ?
La médecine moderne (conventionnelle)
La médecine que nous appelons « moderne » ou « conventionnelle » est en réalité la médecine officielle occidentale. Elle s’appuie sur des traitements qui ont obtenu une validation scientifique soit par des essais cliniques, soit parce qu’ils bénéficient d’un consensus professionnel fort obtenu avec l’accord et l’expérience de la majorité des professionnels de la discipline concernée.
Il y a donc à la fois la preuve scientifique de résultats sur les effets et symptômes, la non-innocuité des effets secondaires (ou du moins leur mesure précise), mais aussi le consensus professionnel, plus empirique, qui peut servir à valider une pratique. Même si la médecine officielle s’appuie sur des protocoles scientifiques établis, une place est laissée à l’expérience des professionnels de santé.
Les médecines traditionnelles : une diversité d’approches
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit les médecines traditionnelles comme « la somme totale des connaissances, compétences et pratiques qui reposent sur les théories, croyances et expériences propres à une culture et qui sont utilisées pour maintenir les êtres humains en bonne santé ainsi que pour prévenir, diagnostiquer, traiter et guérir des maladies physiques et mentales. »
Ces médecines, parfois qualifiées de « douces », « alternatives » ou « parallèles », sont souvent millénaires. Leur pratique reste majoritaire dans de nombreux pays du monde, en particulier en Asie et en Afrique. En Europe et en Amérique du Nord, plus de la moitié de la population y a recours au moins une fois par an.
Parmi les grandes traditions : la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC), l’Ayurveda indien, la médecine Unani, le Kampo japonais, et bien d’autres approches locales transmises de génération en génération.
Le piège des mots : « traditionnelle « , « naturelle « , « douce «
Attention aux raccourcis…
- Traditionnelle ne veut pas dire douce, certaines pratiques traditionnelles sont très actives voire assez extrêmes.
- Naturelle ne veut pas dire sans risque, les plantes médicinales ne sont pas des médicaments mais elles ont des effets réels.
- Et moderne ne veut pas dire froide ou déshumanisée, même si l’hyperspécialisation peut parfois créer cette impression.
Certaines pratiques que nous qualifions de « médecine douce », comme l’aromathérapie, s’appuient en réalité sur les principes de la médecine moderne (biochimie, pharmacologie). C’est l’approche diagnostique et la relation de soin qui font la différence, plus que l’étiquette.
Ce que chacune fait très bien (et pourquoi)
Forces de la médecine moderne
La médecine conventionnelle excelle dans le diagnostic précis. Grâce aux examens paracliniques, à l’imagerie et aux analyses biologiques, elle permet d’objectiver et de quantifier ce qui se passe dans le corps. C’est un atout considérable pour poser un diagnostic fiable.
Elle est également incontournable dans les situations d’urgence et les pathologies aiguës : traumatologie, chirurgie, réanimation, infections graves, c’est là qu’elle déploie toute sa puissance. Les protocoles validés par des essais cliniques, les données de sécurité et la pharmacovigilance offrent un cadre rassurant et reproductible.
Enfin, son accessibilité et son cadre légal sont des avantages pratiques importants : remboursement par l’assurance maladie, formation encadrée des professionnels, responsabilité professionnelle clairement définie.
Forces des médecines traditionnelles
Les médecines traditionnelles proposent une approche globale qui considère ensemble le corps, l’esprit et l’environnement du patient. Plutôt que de se focaliser sur un organe ou un symptôme isolé, elles cherchent à comprendre la personne dans son ensemble.
Cette vision permet une individualisation du traitement : ce qui est proposé est adapté à la personne, pas seulement à sa pathologie. Deux personnes avec les mêmes symptômes pourront recevoir des accompagnements très différents selon leur terrain, leur histoire, leur contexte de vie.
La prévention et l’hygiène de vie font partie intégrante du soin. Alimentation, rythmes de vie, exercice physique, gestion du stress ne sont pas des conseils en plus, ils sont au cœur de la démarche thérapeutique.
La relation de soin y occupe une place centrale : temps d’écoute, prise en compte du contexte de vie, accompagnement dans la durée. C’est souvent ce que les patients viennent chercher.
Enfin, ces approches sont souvent mieux armées pour accompagner les troubles fonctionnels, tout ce qui ne rentre pas dans les cases du diagnostic différentiel : troubles psychosomatiques, fatigue chronique, stress, mal-être diffus. Là où la médecine conventionnelle peut se trouver démunie (« vos examens sont normaux »), les traditions proposent des grilles de lecture et des outils d’accompagnement.
Comme le rappelait le Dr Margaret Chan, Directrice Générale de l’OMS de 2007 à 2017 : « La médecine traditionnelle chinoise a fait œuvre de pionnier dans des domaines tels que le régime alimentaire, l’exercice, la sensibilisation aux influences de l’environnement sur la santé et l’utilisation de médicaments à base de plantes dans le cadre d’une approche globale. »
Limites fréquentes (des deux côtés)
Celles de la médecine moderne
La médecine conventionnelle souffre parfois de fragmentation. L’hyperspécialisation, si elle permet une expertise pointue, peut faire perdre la vision d’ensemble. Comme le notait le Dr Margaret Chan : « Trop souvent, le patient n’est plus traité comme une personne, mais plutôt comme un ensemble d’organes distincts, chacun relevant d’un spécialiste souvent très compétent. »
Le temps limité des consultations est une autre difficulté. En quelques minutes, il est difficile d’explorer le contexte de vie, les habitudes, les sources de stress, tout ce qui pourtant influence la santé au quotidien.
Le système est aussi souvent plus réactif que proactif. On excelle à traiter la maladie une fois déclarée, mais la prévention primaire, cultiver la santé avant qu’elle ne se dégrade, reste le parent pauvre de la médecine conventionnelle.
Enfin, la logique du diagnostic différentiel peut laisser certains patients sans réponse. Si les symptômes ne rentrent pas dans un tableau pathologique identifié, la conclusion est parfois « vos examens sont normaux, il n’y a rien à traiter », ce qui ne soulage pas celui qui souffre.
L’exposome, notre environnement global est encore peu intégré dans la pratique quotidienne, même si les choses évoluent.
Celles des médecines traditionnelles
Du côté des médecines traditionnelles, la qualité est très variable. Formation, compétences et éthique des praticiens sont hétérogènes. Il n’existe pas toujours de cadre légal ni de garantie de sérieux. C’est à la personne de faire le tri, ce qui n’est pas simple.
Les preuves scientifiques sont également inégales. Certaines pratiques sont bien documentées et reconnues, d’autres reposent essentiellement sur la tradition et l’expérience empirique ce qui ne veut pas dire qu’elles sont inefficaces, mais qu’il est plus difficile d’en évaluer les effets objectivement.
Le marché du « bien-être » n’est pas exempt de dérives commerciales. La pression à consommer des produits, des cures, des compléments peut pousser vers des achats inutiles, voire contre-productifs. Voir notre article sur pourquoi les compléments alimentaires devraient être bannis (ou presque).
Il existe aussi un risque de retard de diagnostic. Si un praticien non conventionnel passe à côté d’une pathologie grave, le temps perdu peut avoir des conséquences sérieuses. C’est pourquoi la capacité à orienter vers la médecine conventionnelle quand c’est nécessaire est un critère essentiel de compétence.
Enfin, la frontière entre accompagnement et sur-traitement peut être floue. Quand tout peut être perçu comme nécessitant un traitement ou un rééquilibrage, cela peut créer une forme de dépendance au soin, l’inverse de l’autonomie recherchée.
Le marketing du « naturel » peut aussi créer des attentes irréalistes. Voir notre analyse sur la vitamine D et le marketing de la santé.
Les 7 questions qui permettent de choisir sans se perdre
Plutôt que d’opposer les approches, voici une grille de questions pour vous orienter selon votre situation :
- Est-ce une situation aiguë ou urgente ?
- Douleur intense, fièvre élevée, symptômes brutaux → médecine conventionnelle en priorité.
- Quel est mon objectif ?
- Comprendre ce qui se passe ? Soulager un symptôme ? Accompagner une transition ? Prévenir ? L’objectif oriente le choix.
- Quel est mon niveau d’autonomie et mes contraintes ?
- Temps disponible, budget, accès aux praticiens, capacité à modifier mes habitudes…
- Qu’est-ce que je suis prêt à changer ?
- Rythme de vie, alimentation, gestion du stress, relationnel… Les approches traditionnelles demandent souvent une implication active.
- Est-ce que la personne qui m’accompagne sait dire « je ne sais pas » ?
- Un bon praticien connaît ses limites et sait orienter quand c’est nécessaire.
- Comment sont gérés les signaux d’alerte ?
- Y a-t-il un cadre pour détecter une aggravation et réorienter si besoin ?
- Quelle place pour le suivi ?
- Un accompagnement ponctuel ou un suivi dans la durée ? Les deux ont leur place selon les situations.
La position Permathérapie : une grille de lecture du terrain
La Permathérapie ne se positionne pas « contre » la médecine moderne, ni « pour » une tradition en particulier. Elle propose une grille de lecture qui intègre plusieurs dimensions :
Penser le soin (dimension philosophique)
Qu’est-ce que « être en bonne santé » ? Ce n’est pas seulement l’absence de maladie, mais la capacité à s’accorder avec son corps, son environnement, ses relations. Cette vision est développée dans notre approche de la physiologie autrement.
Penser l’environnement (dimension écologique)
Notre santé est indissociable de notre environnement, au sens large : air, eau, alimentation, mais aussi rythmes, relations, contexte de vie. C’est tout l’enjeu de santé et environnement.
Vivre la relation (dimension relationnelle)
La relation de soin, avec un praticien, mais aussi avec soi-même, est au cœur de la démarche. Une bonne relation de soin rend plus autonome, pas plus dépendant.
Le point clé : rendre la personne créatrice de santé
L’objectif n’est pas de consommer du soin, mais de cultiver les conditions d’une vie accordée. Trouver le soin le plus adapté pour la situation et l’humain, à un moment et dans un contexte donné : c’est tout l’enjeu pour conserver et cultiver sa santé.
C’est d’ailleurs ce qui distingue la Permathérapie d’autres approches comme la naturopathie (voir pourquoi je ne ferai jamais de naturopathie).
Les signaux d’alerte : quand éviter ou changer de praticien
Quelle que soit l’approche (conventionnelle ou traditionnelle), certains signaux doivent vous alerter :
- Promesses absolues : « je vais vous guérir », « c’est garanti », « ça marche à 100 % »
- Discours anti-médecine : « les médecins ne comprennent rien », « arrêtez tous vos traitements »
- Culpabilisation : « si ça ne marche pas, c’est que vous n’y croyez pas assez » ou « c’est que vous n’avez pas fait tout correctement » (le tout accompagné de protocoles de soin ultra complexes)
- Vente forcée : pression pour acheter des produits, des cures, des abonnements
- Refus d’orienter : incapacité à reconnaître ses limites ou à vous diriger vers un autre professionnel
- Absence de cadre : pas de suivi, pas de réévaluation, pas de gestion des signaux d’alerte
Une bonne relation de soin sait poser des limites et orienter quand c’est nécessaire. C’est vrai pour un médecin comme pour un praticien de médecine traditionnelle.
Et si on arrêtait d’opposer ?
Comme le rappelait le Dr Margaret Chan : « Il ne faut pas opposer la médecine traditionnelle et la médecine occidentale. Dans le contexte des soins de santé primaires, les deux peuvent se compléter harmonieusement et il convient d’utiliser les meilleures caractéristiques et de compenser les points faibles de chacune. »
C’est le parti que prend la Permathérapie : ne pas opposer, mais allier. Trouver le soin le plus adapté pour la situation et l’humain, à un moment et dans un contexte donné.
En pratique, retenez :
- Clarifiez votre objectif (urgence ? prévention ? accompagnement ?)
- Choisissez en fonction du contexte, pas de l’étiquette
- Privilégiez ce qui vous rend plus autonome et plus lucide
- Restez vigilant face aux signaux d’alerte
- N’hésitez pas à combiner les approches quand c’est pertinent
Pour aller plus loin dans cette démarche d’autonomie et de compréhension de votre terrain, découvrez le Parcours Santé en Permathérapie.
À retenir
- Traditionnelle ne veut pas dire douce et moderne ne veut pas dire froide.
- Les deux approches ont des forces : l’enjeu, c’est le contexte et l’objectif.
- Le critère décisif : est-ce que ça te rend plus autonome et plus lucide sur ton terrain ?
- Une bonne relation de soin sait aussi poser des limites et orienter quand c’est nécessaire.
FAQ : vos questions fréquentes
Quelle est la différence entre médecine traditionnelle et médecine moderne ?
La médecine moderne (conventionnelle) s’appuie sur des traitements validés scientifiquement, avec une approche centrée sur le diagnostic et le traitement des symptômes et maladies. Les médecines traditionnelles reposent sur des savoirs culturels transmis, avec une approche plus globale intégrant corps, esprit et environnement. La principale différence est dans l’approche diagnostique : la médecine moderne part du symptôme pour identifier une pathologie, tandis que les traditions cherchent un équilibre global.
Les médecines traditionnelles sont-elles naturelles?
Pas nécessairement. Naturel ne définit pas une médecine, c’est un terme marketing. Certaines pratiques traditionnelles utilisent des substances très actives (plantes, minéraux). Et certaines approches modernes comme l’aromathérapie utilisent des produits naturels avec des outils scientifiques (biochimie). Ce qui compte, c’est l’approche, la relation de soin, et l’objectif, pas l’étiquette.
Peut-on combiner médecine moderne et médecine traditionnelle ?
Oui, et c’est souvent pertinent. Des hôpitaux comme la Pitié-Salpêtrière à Paris proposent des séances de Qi Gong ou de Shiatsu en complément des soins conventionnels. L’OMS elle-même recommande de « compléter harmonieusement » les deux approches. L’essentiel est de communiquer avec tous les praticiens impliqués et de ne pas arrêter un traitement conventionnel sans avis médical.
Comment reconnaître une dérive (promesses, discours anti-médecine) ?
Méfiez-vous des promesses absolues (guérison garantie), du discours anti-médecine (les médecins ne comprennent rien), de la culpabilisation (si ça ne marche pas, c’est de votre faute), de la pression commerciale, et du refus d’orienter vers d’autres professionnels. Un bon praticien, qu’il soit conventionnel ou traditionnel, connaît ses limites.
Que faire si je ne sais pas par où commencer (stress, digestion, sommeil…) ?
Commencez par clarifier votre objectif : voulez-vous comprendre ce qui se passe ? Soulager un symptôme ? Prévenir ? Ensuite, évaluez l’urgence. Pour les situations aiguës, consultez en médecine conventionnelle. Pour les troubles fonctionnels chroniques (stress, fatigue, digestion difficile), une approche globale peut être plus adaptée. Dans tous les cas, un praticien compétent saura vous orienter si nécessaire.
Quelle place pour la prévention et l’hygiène de vie ?
C’est souvent le point fort des médecines traditionnelles : alimentation, rythmes, exercice, gestion du stress font partie intégrante du soin. La médecine conventionnelle évolue aussi dans ce sens, mais le système reste souvent plus réactif que proactif. En Permathérapie, la prévention et l’hygiène de vie sont au cœur de la démarche. L’objectif est de cultiver les conditions d’une vie accordée, pas seulement de traiter les symptômes.
Cet article s’inscrit à la suite d’une série d’articles autour des Médecines du Monde.
Sources :
- Organisation Mondiale de la Santé (OMS)
- Ministère de la Santé – Les pratiques de soins non conventionnelles
- Allodocteurs – Le Qi Gong et le Shiatsu pour soigner à l’hôpital

Bonjour, d’accord sur la complémentarité des médecines conventionnelles et traditionnelles, c’est un luxe de pouvoir disposer des 2… à chaque thérapeute de reconnaître ses compétences et limites pour jongler et savoir informer/orienter au mieux le patient/«consultant»
En quoi l’approche naturopathique honnête diffère t-elle de cette conception? C’est en tout cas le même message que j’ai reçu dans ma formation de naturo… j’ai dû louper un article!
À mon sens, les pseudo-thérapeutes de tout poil opposant les différentes approches sont soit «bas de plafond», soit corrompus, et ça c’est grave quand on prétend se mêler de la santé des autres
À chacun d’être vigilant sur le discours tenu et entendu, sachant que les personnes vulnérables paieront tjs la note
Santé à tous!
Il ne me semble pas avoir parlé dans cet article de la naturopathie. Cependant il est vrai que la naturopathie se différencie de la permathérapie (et réciproquement !)
La naturopathie s’appuie sur une philosophie qui peut être proche de celle qui nous guide en permathérapie mais également sur des concepts, en particuliers physiologiques, qui ne sont pas ceux que nous utilisons en permathérapie.
Il ne s’agit pas de créer une opposition, ce serait stérile et en effet « bas de plafond ». Il s’agit de clarifier des nuances de point de vue.
Prenons un exemple. En naturopathie, nous considérerons que le système digestif est central.
En permathérapie, le même système digestif est considéré comme un Système de Soutien. Son désaccordage signe un tentative de réaccordage d’un des Systèmes Fondamentaux.
Cela implique une autre façon d’envisager le soin de la personne.
Autre exemple, le concept de drainage des émonctoires est absent en permathérapie alors qu’il revêt une grande importance en naturopathie.
Il s’agit bien sûr là de simplifications. Nous pourrions rentrer plus dans les détails. Toutefois, j’insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas ici d’oppose, mais simplement de reconnaître des différences de point de vue.
Quels sont les différents fondamentales entre la médecine moderne et la médecine traditionnelle?
Elles sont nombreuses ! J’ai essayé de les résumer dans cet article : https://sesoignerautrement.net/medecine-traditionnelle-medecine-moderne-quelles-differences/
Est-ce que cela vous éclair ?
Ce sujet est vraiment interessant! J’ai beaucoup appris de la difference entre la medecine traditionnelle et conventionnelle.
Merci Esther
Comprendre les différences entre les approches peut ouvrir à une vision plus nuancée du soin.