Les remèdes naturels pour soulager une maladie de Raynaud

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Les remèdes naturels pour soulager une maladie de Raynaud

Trois couleurs, une séquence immuable : le blanc livide de la peau qui se vide, le bleu de la cyanose qui s’installe, le rouge douloureux du sang qui revient. Pour des millions de personnes, ce ballet vasculaire se joue dès les premiers froids, parfois même en été quand un air conditionné trop agressif suffit à déclencher la crise. La maladie de Raynaud touche 3 à 5 % de la population générale et jusqu’à 8 à 10 % des femmes, souvent jeunes. Pourtant, malgré sa fréquence, elle reste mal comprise, insuffisamment accompagnée. Et ceux qui en souffrent se retrouvent souvent à chercher seuls des solutions pour traverser l’hiver sans souffrir.

Cet article est une réponse à ces recherches. Non pas une liste de remèdes magiques, mais une compréhension globale du phénomène, enrichie de solutions naturelles concrètes, testées, et adaptées à différents profils. Parce qu’en Permathérapie, on ne soigne pas un doigt blanc. On cherche à comprendre pourquoi le corps répond de manière disproportionnée à un signal qu’il reçoit chaque jour.

Qu’est-ce que la maladie de Raynaud ?

Maladie de Raynaud (forme primaire) vs syndrome de Raynaud (forme secondaire)

La distinction entre les deux formes n’est pas qu’une nuance sémantique : elle conditionne entièrement l’approche thérapeutique. La maladie de Raynaud, dite forme primaire, représente environ 90 % des cas. Elle est bénigne, non évolutive, et disparaît même spontanément chez certaines femmes après une grossesse. Elle touche majoritairement les femmes entre 15 et 40 ans, avec une composante génétique souvent retrouvée.

Le syndrome de Raynaud, ou forme secondaire, est plus rare et plus sérieux. Il est associé à une maladie sous-jacente, le plus souvent la sclérodermie. Mais aussi le lupus érythémateux, la polyarthrite rhumatoïde ou l’hypothyroïdie. Il apparaît généralement après 40 ans, peut être asymétrique, et peut évoluer vers des complications cutanées graves allant jusqu’à l’ulcération des extrémités. Cette forme nécessite impérativement un suivi médical spécialisé, notamment rhumatologique.

Cet article s’adresse principalement aux personnes atteintes de la forme primaire, pour laquelle les approches naturelles sont les plus pertinentes et les plus documentées.

Ce qui se passe dans le corps pendant une crise

Pour comprendre comment agir, il faut d’abord visualiser le mécanisme. Quand le froid arrive, le corps humain déclenche une vasoconstriction des petits vaisseaux sanguins périphériques : le sang se retire des extrémités pour affluer vers les organes vitaux. C’est un mécanisme de survie intelligent, que tout le monde expérimente par grand froid.

Chez les personnes atteintes de Raynaud, cette réponse est excessive et disproportionnée. Les artérioles des doigts, des orteils ou du nez se contractent brutalement, bloquant presque totalement l’afflux sanguin. Les doigts blanchissent en phase ischémique, puis bleuissent faute d’oxygène en phase asphyxique, avant de rougir et de devenir douloureux quand le sang revient lors de la phase de reperfusion. Cette séquence peut durer de quelques minutes à plusieurs heures.

En Permathérapie, on lirait ce phénomène comme un désaccordage du système nerveux autonome. Le sympathique, qui commande la vasoconstriction, prend le dessus sur le parasympathique, qui favorise la vasodilatation. Le corps ferme les vannes trop fort, trop vite, en réponse à un signal d’alerte que le terrain global amplifie au lieu d’amortir.

Qui est touché ?

Les chiffres sont éloquents : 3 à 5 % de la population générale, avec une prévalence féminine très marquée. Huit à dix pour cent des femmes sont concernées, contre 3 à 5 % des hommes. La tranche d’âge la plus touchée pour la forme primaire se situe entre 15 et 40 ans. Un facteur héréditaire est fréquemment retrouvé, et les climats froids et humides aggravent naturellement la situation.

Les causes et facteurs aggravants

Le froid : déclencheur principal, mais pas cause unique

Le froid est le déclencheur le plus connu, mais sa dangerosité pour les personnes atteintes de Raynaud réside souvent dans les transitions, pas dans le froid extrême seul. Passer d’un extérieur chaud à un supermarché climatisé en plein été peut suffire. Le froid humide est généralement plus provoquant que le froid sec. Même saisir un verre de boisson fraîche peut déclencher une crise chez les plus sensibles.

Le stress et le système nerveux autonome

Le stress est le second déclencheur, souvent sous-estimé. Un choc émotionnel, une situation anxiogène ou même une simple anticipation négative active le système nerveux sympathique, provoquant une vasoconstriction identique à celle induite par le froid. Certaines personnes ne déclenchent leurs crises que lors de situations stressantes, sans aucune exposition au froid. Un cercle vicieux s’installe facilement : la crise elle-même génère de l’anxiété, peur de ne pas pouvoir utiliser ses mains ou de souffrir en public, ce qui entretient le terrain vasospastique. La gestion du stress, via des pratiques régulières comme la cohérence cardiaque, devient donc une priorité thérapeutique à part entière. L’article sur les symptômes du stress approfondit ce lien pour mieux l’identifier au quotidien.

Tabac, café et vasoconstricteurs

Le tabac est le facteur aggravant modifiable le plus important. La nicotine est un vasoconstricteur puissant qui réduit directement la circulation capillaire, et son éviction est non négociable pour quiconque souhaite améliorer sa situation. Pour une réflexion plus large sur la place du tabac, l’article tabac et santé apporte des éléments de contexte utiles. Le café en excès peut également aggraver la vasoconstriction chez certaines personnes sensibles. Certains médicaments méritent une attention particulière : les bêta-bloquants, l’ergotamine et certains contraceptifs peuvent déclencher ou amplifier les crises — leur impact doit être discuté avec le médecin prescripteur.

La piste de la carence en fer

C’est un angle trop souvent ignoré, y compris par les professionnels de santé. Une ferritine basse, en dessous de 50 microgrammes par litre, favorise la vasoconstriction périphérique. Or cette carence est extrêmement fréquente chez les femmes jeunes, notamment en raison des pertes menstruelles et d’une alimentation parfois insuffisante en protéines animales. Quand une jeune femme présente un Raynaud marqué accompagné de fatigue, de pâleur et d’ongles cassants, le dosage de la ferritine s’impose, et pas seulement de l’hémoglobine, insuffisante pour détecter une carence débutante. La correction de cette carence peut parfois transformer radicalement la situation, bien avant d’avoir recours à d’autres approches.

L’angle Permathérapie : un terrain vasculaire à lire

En Permathérapie, le phénomène de Raynaud ne se lit pas seulement comme un trouble local de la circulation. Il dit quelque chose du terrain global : une prédominance nerveuse, une hypersensibilité du système neurovégétatif, un organisme qui répond de manière disproportionnée à son environnement. Ce n’est pas un défaut à corriger de force, c’est une information à intégrer. Comprendre son tempérament au sens permathérapeutique et son terrain permet de personnaliser l’approche bien au-delà des remèdes génériques.

Soulager la maladie de Raynaud naturellement

Les plantes vasodilatatrices

Le ginkgo biloba est la plante la plus étudiée dans cette indication. Son action sur la microcirculation périphérique est documentée par de nombreux travaux et reconnue par l’OMS. On l’utilisera en extrait standardisé ou en EPS à raison de 120 à 240 mg par jour, en cure de 3 mois minimum. Attention : il est contre-indiqué en association avec les anticoagulants.

La vigne rouge (Vitis vinifera) apporte une richesse en flavonoïdes qui renforcent les parois capillaires et améliorent le retour veineux. Le marron d’Inde (Aesculus hippocastanum) tonifie les veines et les capillaires avec une action anti-oedémateuse bien documentée. Le gui (Viscum album), souvent méconnu, est un vasodilatateur et régulateur tensionnel intéressant sous forme de tisane préventive pendant la saison froide. Le chrysanthellum (Chrysanthellum americanum) complète cet arsenal en renforçant la résistance capillaire et en limitant la fragilité des petits vaisseaux.

Le gingembre et la cannelle méritent une mention particulière pour leur effet réchauffant immédiat et leur facilité d’intégration dans le quotidien. Quelques tranches de gingembre frais dans de l’eau chaude en infusion quotidienne constituent une prévention douce et agréable. La cannelle en poudre dans l’alimentation agit sur la fluidité sanguine via ses flavonoïdes.

Huiles essentielles circulatoires

L’huile essentielle de thym à thujanol (Thymus vulgaris CT Thujanol) est la référence en aromathérapie pour le Raynaud. Son action réchauffante, anti-inflammatoire et antalgique est remarquable. On peut l’utiliser en friction de 2 gouttes pures sur les doigts et orteils atteints, ou par voie sublinguale lors des crises aiguës. L’hélichryse italienne (Helichrysum italicum), dite immortelle, est une activatrice puissante de la microcirculation. Le romarin à verbénone apporte une stimulation circulatoire et décongestionnante complémentaire. Le cyprès (Cupressus sempervirens) agit quant à lui comme décongestionnant veineux et antispasmodique, particulièrement utile dans les situations chroniques.

Un protocole pratique consiste à mélanger 3 gouttes de thym à thujanol, 2 gouttes d’hélichryse italienne et 2 gouttes de cyprès dans 10 ml d’huile végétale de calophylle inophyle, elle-même dotée de propriétés circulatoires remarquables. On masse les extrémités matin et soir en période froide. Comme pour tout usage des huiles essentielles, quelques précautions de base s’imposent, notamment chez la femme enceinte.

Hydrolats en cure préventive

Les hydrolats permettent d’agir en douceur sur la durée, avec une tolérance excellente qui les rend particulièrement adaptés à une utilisation quotidienne prolongée. L’hydrolat d’hélichryse italienne s’utilise à raison de 2 à 3 cuillères à café par jour dans un verre d’eau, en cure de 3 semaines dès l’automne. Plusieurs lecteurs de ce site ont témoigné d’une nette amélioration de la fréquence de leurs crises après une cure régulière. L’hydrolat de romarin à verbénone, à la même posologie, agit à la fois sur la microcirculation et sur la sphère hépatique. L’hydrolat d’écorce de cannelle complète l’approche avec son effet réchauffant prononcé. Pour bien utiliser les hydrolats, le guide sur comment les utiliser et sur leur conservation est un bon point de départ.

Gemmothérapie circulatoire

Les élixirs de bourgeons agissent en profondeur sur le métabolisme cellulaire, depuis les tissus embryonnaires des arbres. Le bourgeon de marronnier (Aesculus hippocastanum) est le tonique veineux de référence en gemmothérapie. Le bourgeon de romarin combine une action circulatoire et hépatique précieuse pour rééquilibrer le terrain. Quant au bourgeon de cassis (Ribes nigrum), avec son action anti-inflammatoire naturelle dite « cortisone-like », il stimule les surrénales et rééquilibre la réponse neuro-vasculaire. Le bourgeon de châtaignier (Castanea sativa) complète cette approche comme draineur lymphatique et veineux des membres inférieurs. L’article sur les élixirs de bourgeons pour la circulation présente ces approches dans leur contexte. Et quelques précautions sur la gemmothérapie méritent d’être connues avant de commencer.

La cure préventive débute idéalement en août, à raison de 5 gouttes matin et soir par cycle de 3 semaines sur 3 mois, pour préparer le terrain vasculaire avant l’arrivée du froid.

Homéopathie et micronutrition

En homéopathie, Secale Cornutum en 5CH est un traitement de fond classique du Raynaud, à raison de 5 granules matin et soir pendant 4 mois. Patrick, lecteur de ce site, a partagé son expérience positive avec Agaricus muscarius 9CH à la même posologie pendant la saison froide. L’homéopathie s’individualise toujours : ces indications sont des pistes à explorer, pas des prescriptions universelles.

Sur le plan micronutritionnel, le magnésium bisglycinate à 300 mg par jour agit comme myorelaxant et réduit les spasmes vasculaires. Les oméga-3 (EPA/DHA) fluidifient le sang de manière naturelle et réduisent l’inflammation systémique de fond. La vitamine D, souvent déficitaire en hiver, joue un rôle en synergie avec le magnésium pour la fonction musculaire et vasculaire. Et si l’on suspecte une carence en fer, sa correction doit être prioritaire avant d’entamer tout autre protocole.

L’hydrothérapie et les approches corporelles

Bains alternés chaud-froid : le protocole

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les bains froids intégraux sont contre-indiqués chez les personnes atteintes de Raynaud, car ils déclenchent une vasoconstriction massive. Les bains alternés locaux sont une autre affaire : ils constituent une véritable gymnastic vasculaire progressive et particulièrement efficace. L’article sur les bains froids explore cette nuance en détail pour ceux qui souhaitent aller plus loin.

Le protocole consiste à immerger les mains ou les pieds dans de l’eau chaude (38 à 40°C) pendant 3 minutes, puis dans de l’eau fraîche (15 à 18°C, jamais glacée) pendant 30 secondes. On répète ce cycle 3 à 4 fois, en terminant toujours par le chaud. Une séance quotidienne en période froide suffit à produire des effets notables. Pour les débutants, l’eau fraîche peut commencer à 20°C avec seulement 10 secondes d’immersion, et progresser très graduellement. Le principe est simple. L’alternance entraîne les vaisseaux à moduler leur diamètre avec plus de souplesse, rééduquant progressivement la réponse vasomotrice.

Auto-massages et mobilisation des extrémités

Des gestes simples, pratiqués régulièrement, font une différence notable au quotidien. Masser les doigts un par un, de la base vers l’extrémité, stimule activement la circulation locale. Les mouvements de pompage (serrer et ouvrir rapidement la main une vingtaine de fois), les rotations de poignets et de chevilles, ainsi que les exercices de mobilité des orteils entretiennent la vascularisation périphérique. En pleine crise, balancer les bras en cercle autour des épaules utilise la force centrifuge pour pousser le sang vers les doigts. C’est un geste simple et efficace que beaucoup de personnes atteintes de Raynaud trouvent salvateur.

Activité physique : le meilleur vasodilatateur naturel

L’exercice physique régulier améliore la microcirculation de manière durable et constitue probablement le levier le plus puissant sur le long terme. Trente minutes de marche rapide quotidienne suffisent à produire des effets mesurables sur la régulation vasomotrice. La natation en eau tempérée, le yoga et le qi gong combinent l’avantage de stimuler la circulation tout en réduisant le stress, agissant ainsi sur les deux déclencheurs principaux en même temps.

Hygiène de vie : prévenir les crises au quotidien

La prévention passe d’abord par la protection physique contre le froid : gants chauds, chaussettes adaptées, chaufferettes de poche, superposition de couches légères plutôt qu’une seule épaisse. Les transitions de température méritent une vigilance particulière, y compris en été avec la climatisation : sortir d’un lieu chauffé, saisir des aliments congelés ou entrer dans un rayon frais du supermarché sont autant de situations à anticiper.

Arrêter de fumer reste le geste modificateur le plus impactant pour quiconque fume. L’alimentation gagne à être riche en antioxydants, en oméga-3 et en fer : légumineuses, poissons gras, oeufs, fruits et légumes colorés constituent des alliés quotidiens simples. La gestion du stress par des pratiques régulières comme la cohérence cardiaque s’intègre naturellement dans le quotidien sans nécessiter d’investissement particulier. Enfin, un sommeil suffisant et réparateur régule le système nerveux autonome et contribue à l’équilibre sympathique/parasympathique, fondamental dans le Raynaud.

Quand consulter un professionnel de santé

Certains signaux doivent conduire à une consultation médicale sans attendre. L’apparition de lésions cutanées, d’ulcérations ou de zones noircies aux extrémités constitue une urgence qui ne souffre aucun délai. Un Raynaud qui se déclare après 40 ans impose un bilan pour écarter une forme secondaire. Une asymétrie (un seul côté du corps atteint) justifie un bilan vasculaire. Quand le Raynaud s’accompagne de douleurs articulaires, de fatigue intense, d’éruptions cutanées ou d’autres symptômes inexpliqués, une maladie auto-immune doit être cherchée. Dans tous ces cas, le rhumatologue est le spécialiste de référence.

Ce qu’il faut retenir

Les crises de Raynaud sont impressionnantes mais rarement graves dans leur forme primaire. La nature offre un éventail cohérent de réponses : des plantes vasodilatatrices comme le ginkgo biloba, des huiles essentielles réchauffantes, des élixirs de bourgeons pour le terrain profond, de la gymnastic vasculaire et de la micronutrition ciblée. Combinées à une hygiène de vie adaptée et à la correction des déficits nutritionnels souvent ignorés, ces approches peuvent transformer radicalement le vécu de la maladie.

En Permathérapie, l’objectif n’est pas seulement de « réchauffer les doigts ». C’est de rééquilibrer le terrain nerveux et vasculaire pour que le corps retrouve une réponse proportionnée aux signaux qu’il reçoit. Chaque crise de Raynaud est une invitation à mieux se connaître, et à prendre soin de soi autrement.

Vous souffrez de la maladie de Raynaud ? Partagez votre expérience en commentaire. Chaque retour enrichit cet article pour l’ensemble de la communauté.

Questions fréquentes

La maladie de Raynaud peut-elle guérir ?

La forme primaire est bénigne et tend à s’atténuer avec l’âge. Chez certaines femmes, elle disparaît après une grossesse. Les solutions naturelles permettent de réduire la fréquence et l’intensité des crises de façon significative avec le temps. La forme secondaire, liée à une maladie auto-immune sous-jacente, nécessite un suivi médical spécifique qui dépasse le cadre des approches naturelles.

Quelle est la meilleure plante pour le syndrome de Raynaud ?

Le ginkgo biloba est la plante la plus étudiée et la plus reconnue pour améliorer la microcirculation, y compris par l’OMS. Il s’utilise en extrait standardisé en cure de 3 mois minimum. Le gingembre apporte un effet réchauffant immédiat précieux au quotidien. En aromathérapie, l’huile essentielle de thym à thujanol appliquée en friction reste la référence pour un soulagement rapide.

Les bains froids sont-ils bons pour le Raynaud ?

Les bains froids intégraux sont contre-indiqués en cas de Raynaud : ils déclenchent une vasoconstriction massive et peuvent aggraver les crises. En revanche, les bains alternés chaud-froid des extrémités (3 minutes de chaud, 30 secondes de frais, 3 à 4 cycles) constituent une véritable rééducation vasculaire progressive. La règle d’or : toujours terminer par le chaud, et progresser très graduellement.

La carence en fer peut-elle aggraver le Raynaud ?

Oui, et c’est un facteur souvent méconnu. Une ferritine basse, inférieure à 50 microgrammes par litre, favorise la vasoconstriction périphérique. Chez les femmes jeunes avec des règles abondantes et un Raynaud marqué, le dosage de la ferritine (pas seulement de l’hémoglobine) est recommandé. Corriger cette carence peut parfois changer la donne de manière spectaculaire, bien avant d’introduire d’autres remèdes.

Le stress peut-il déclencher une crise de Raynaud ?

Oui, le stress est le second déclencheur après le froid. Il active le système nerveux sympathique et provoque une vasoconstriction identique à celle induite par le froid. Certaines personnes déclenchent leurs crises uniquement sous pression émotionnelle, sans exposition au froid. La gestion du stress fait donc partie intégrante de toute prise en charge sérieuse et durable.

Quelles huiles essentielles pour le Raynaud ?

L’huile essentielle de thym à thujanol est la référence : réchauffante, anti-inflammatoire, antalgique. L’hélichryse italienne active la microcirculation. Le cyprès et le romarin à verbénone complètent l’action. Ces huiles se diluent dans l’huile végétale de calophylle inophyle, elle-même circulatoire, pour un massage des extrémités matin et soir en période froide. Contre-indiquées chez la femme enceinte sans avis préalable.

Faut-il consulter un médecin pour un Raynaud ?

Pour la forme primaire classique (jeune femme, crises symétriques au froid, sans complications cutanées), les approches naturelles suffisent souvent. En revanche, une consultation s’impose si le Raynaud apparaît après 40 ans, s’il est asymétrique, s’il s’accompagne de lésions cutanées ou d’autres symptômes systémiques, ou s’il est apparu sous traitement médicamenteux.

Sources :

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Emmanuelle

Top ! Je vais essayer le thym à thujanol, peut-on le mettre directement sur les muqueuses sublinguales ou bien dilué (dans du miel ?). J’ai la maladie de raynaud depuis le collège, elle est peu handicapante pour ma part, mais gênante. Jusqu’à présent elle se limitait à mes doigts mais depuis cette année les orteils commencent à le subir également. Merci pour ces infos, qui, j’espère, pourront atténuer tout ça !

Isabelle Derouet

Merci beaucoup pour ces informations. Votre site est très clair et très documenté.

Isabelle Derouet

En complément de mon dernier commentaire, je souhaitais savoir si les indications étaient les mêmes concernant les engelures de doigts de pied ? Cordialement

Isabelle Derouet

Merci pour tous ces renseignements. Savez vous si ce protocole est aussi indiqué pour les engelures aux pieds ?

Karine

Merci beaucoup pour votre article, très complet. Je souffre de la maladie de Raynaud depuis des années, cela devient de plus en plus difficile à supporter, même si je sais que c’est sans gravité. Je suis très frileuse, et il suffit que je me refroidisse un peu pour que les symptômes apparaissent. La cure d’élixir de bourgeons de romarin semble tout indiquée pour moi. Je viens d’en acheter et j’ai commencé la prise aujourd’hui. C’est peut-être un peu tard vu que je n’ai pas anticipé les 1° symptômes de l’automne, mais je tente…avec beaucoup d’espoir! Cordialement, Karine.

SAILLY

Merci pour tous ces éléments concernant les pieds et les mains froids. Jai du mal à me réchauffer les extrémités. Je suivrai vos conseils. J’ai aussi apprécié les Conseils pour les Chiens. Mon petit. Shit Shu se traîne le derrière sur le sol Je pense qu’elle a les Glandes annales pleines . Pourrez vous me conseiller qqchose pour elle. Merci. Cordialement. Lee. SAILLY

Patrick

Bonsoir.
Merci pour ce point sur la maladie ou le syndrome de Raynaud, c’est fort utile d’autant qu’il n’existe pas beaucoup de proposition de remèdes sur le sujet. J’ajouterais à ceux-ci celui qu’offre l’homéopathie et que j’ai testé avec succès : la prise de cinq granules matin et soir pendant la saison froide d’Agaricus muscarius en 9CH.
Bonne continuation, Loïc.

Isabelle

Bonjour, je suis atteinte d’une Leucémie la LMC
J’ai un traitement ( une forme de chimiothérapie par voie orale) avec un médicament qui se nomme Nilotinide .
J’ai plusieurs effet secondaires dont le syndrome Raynaud. J’aimerais savoir si je peux utiliser l’huile essentielle de thym a thujanol comme vous avez mentionné dans votre liste.
Merci

Marine

Bonjour, je travaille dans des entrepôts réfrigérés 7h par jour et avec la maladie de raynaud c’est un calvaire.. Le pire c’est la nuit mes doigts se réchauffent et ça gonfle, ça me me gratte c’est insoutenable. Dans cette situation qu’elle est la meilleure solution selon vous ?
Merci beaucoup pour votre article et votre aide 🙏🏻

BOUGHEDIR

J’ai la maladie de raynaud, sa me touche les doigts des mains, les orteils, le nez, j ai du mal a me rechauffer, je tombe souvens malade l hivers, etats grippal, epuissement est ce que la maladie de raynaud peut etre la cause.

Moulin

Est-ce qu’il existe des gélules aux plantes pour le syndrome de raynaud ?

Lesop

Merci beaucoup pour ces informations, j ai besoin sérieusement d’aide, je suis en Afrique ( en Côte d’Ivoire ) il a été récemment (2mois) détecté que j ai la maladie de Raynaud. Il m a été prescrit des médicaments tels que  » Nifedipine 10 et Salisal 100″ mais franchement aucun soulagement.
Je souhaiterais donc essayer quelques choses de Naturelles très efficaces et soulageant.
Merci de m aider svp

Flotille

Merci beaucoup ! J’ai une maladie de Raynaud depuis 20 ans environ, bien présente mais pas trop handicapante, mais cela s’est nettement calmé depuis que j’ai accouché. Ce n’est toutefois pas totalement parti, et je souffre surtout d’extrémités très froides (et je sens les poignets et chevilles très sensibles au froid, comme si le sang s’arrêtait juste avant ces articulations).
J’ai du romarin à verbénone en hydrolat, donc je me lance dans une cure de 3 semaines avec 1 cc matin et soir. J’ajoute aussi le mâcérat de bourgeon de châtaignier (que l’on m’avait conseillé pour la circulation). Je vous dirai dans 3 semaines si j’ai constaté des progrès !

patricia

Bonjour, je prends un traitement par anticoagulant, je suis toujours un peu retissante à prendre des remèdes par les plantes, il n’y a pas de contre indication avec le bourgeon de romarin ou le thym?
Merci

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